• La collec', suite et fin !

    Dans la suite, y'a donc eu MAYAPI de Marie-Hélène et Pierre. Encore un Pierre !

    Eux aussi, comme les Trolls, z'ont un molosse. Plus un mollo molosse qu'un gros truc baveux ! Mais elle (oui, c'est une fille) assure la garde de la barque pareille qu'un gros mâtin !

    Les MAYAPIs ? C'est encore grâce aux divers blog que l'on s'est rencontré... Un 29 mai, j'ai reçu ce joli message :

     

    "Bonjour, nous sommes des copains de Françoise- Thierry et javotte de troll. Nous venons de voir sur ton site que tu est a Sami. Nous sommes en face à Efimia jusqu’à demain. Si tu passe par là, on boira un ouzo bien frais. Les Mayapi "

     

    Un ouzo bien frais ? Déjà qu'un ouzo normal, ça m'attire, alors bien frais, vous pensez, j'accoure ! Bon. Je ne les ai rencontré que quelques jours après. A POROS. POROS ? C'est vraiment le port à potes ! J'aurais pu les rencontrer bien avant. Dès NIDRI en fait, on était quasi voisin. Mais quand je suis passé devant leur barque, elle était vide.

     

    La collec', suite et fin !

    Vous allez pas me croire. Je suis obligé de leur emprunter des photos de leur blog pour vous montrer leur joli bateau... Pas eu le temps d'en faire une seule ! Entre l'ouzo, les pâtes aux fruits de mer cuisinées par le Pierre du bord (pas moi, l'autre !), la dégustation des confitures de Marie Hélène, les discussions avec d'autres marins venus partager les réjouissances culinaires !!!...

     

    La collec', suite et fin !

    Un beau Voyage 11,20 de chez Jeanneau.

     

    Y'a eu aussi KURO SIWO, le bavaria 39 de Nadine et Jean Pierre, qu'on a côtoyé à PETRITI sur l'île de CORFOU. Une rencontre éclair qui s'est poursuivie jusqu'en France, autour d'un buffet gargantuesque de fruits de mer !

     

    La collec', suite et fin !

    Leur bateau, ici au quai municipal de MISSOLONGHI.

     

    Et puis y'a encore eu ce gentil couple rencontré à MONEMVASSIA.

     

    La collec', suite et fin !

    Ah !!! MONEMVASSIA !!! J'ai adoré ce coin. Ce port un peu excentré, baigné de soleil et de vent, ces tavernes, sa montagne sauvage et ses sentiers rocailleux, cette citadelle telle un vaisseau, proue pointée vers le large...

     

    La collec', suite et fin !

    On a un peu discuté à leur bord. C'était sympa et tellement simple !

     

    La collec', suite et fin !

    Au premier plan, c'est le beau ZEF (pardonnez du peu !) et juste devant, le bateau de notre gentil couple.

     

    Et puis, et puis, ...

     

    Et puis, bien sûr, y'a eu FREJA de Nicolas et Siri sans oublier le tigre Hannibal !

     

    Un jour, je reçois ce mail...

     

    Sujet : Venez manger à bord :-)

    Bonjour Pierre,
    J'ai connu ton blog par Françoise et Thierry. Je le trouve sympa, et souvent très drôle. Nous sommes Siri, Nicolas & Hannibal (le chat) à bord du voilier Freja. Actuellement à Missolonghi, jusqu'à probablement lundi. Comme j'ai vu que vous n'étiez pas loin, nous serions ravi de vous inviter à bord avec Minh si vous passez par là.
    Amitiés,
    Nicolas

     

    Ben écoutez, hein ? Qu'est-ce que vous vouliez qu'on fasse ? Puisqu'on avait prévu d'aller à MISSOLONGHI... Je leur répond dans la foulée.

     

    Salut Siri, Nicolas et Hannibal !

    Ton message me fait bien plaisir. Ainsi qu' Minh. Forcément : une invitation comme celle là, ça ne se refuse pas !

    Je ne sais pas jusqu'à quel lundi vous serez à Missolonghi ??? Parce que si c'est ce lundi qui vient, le 18 juillet, ça va être dur ! Nous sommes et restons encore, au moins jusqu'au lundi 18 à ITEA. Missolonghi sera l'une de nos escale probablement aux environs de la fin de semaine (21/22/ou 23 juillet).

    Mais bon. Dès qu'on voit un bateau nommé FREJA, on passe à l'abordage !

    Très amicalement,

    Minh et Pierre

    Et bien le bonjours aux trolls !

     

    La collec', suite et fin !

    Les voilà ! Ils sont sur le départ. Le fauve a été capturé et menotté au fond d'un placard ! Faut dire qu'Hannibal n'aime pas les départs... Quand il sent que le moment approche, on le voit explorer les autres bateaux à la recherche d'une cachette, dans un repli d'un taux de GV, sous une bâche (MFM pour les initiés...), bref. Là, pas de bol pour le chat, il s'était caché sous la table du carré du ZEF. Ça pas été trop dur de le trouver.

     

    La collec', suite et fin !

    A peine arrivé aux abords de la marina, après un appel VHF en anglais, j'entends une voix qui me répond en Français et qui nous guide jusque là où il faut ! Nicolas bien sûr ! J'ai juste eu le temps de poser une amarre et de fixer la pendille, et hop, nous voilà déjà à bord de FREJA, un verre plein dans les mains !

     

    La collec', suite et fin !

    La rencontre, comme souvent en mer, a été brève. Mais tellement intense ! Quand ils quittent le port, on a comme l'impression de perdre des amis ! On retrouvera FREJA un jour. J'en suis sûr...

     

    Bon. Pour finir cette collection, je vous propose ces 2 derniers là.

    Bon, oui. Ils baignent dans une eau bizarre, chargée d'effluves, qui va et qui vient, ou les moules accrochées à leur pieu doivent retenir leur respiration durant tout le temps ou l'eau n'est pas là ! Je me demande comment elles font !!! La Bretagne quoi... Cette région perdue en Armorique où ils ont été obligés de mettre les autoroutes gratuits, sinon, personne n'y allait ! Bref. Un p'tit coin juste situé dans le coin de la France, avec des gens qui sont obligés de mettre des bonnets rouge pour qu'ils puissent se voir dans le brouillard !

    J'exagère ?

    A peine !

     

    La preuve par 3 :

     

    La collec', suite et fin !

     

    La collec', suite et fin !

     

    La collec', suite et fin !

     

    On disait donc qu'il y avait le MAJA2 du pater.

     

    La collec', suite et fin !

     

    Et la caisse à boulons du brother.

     

    Mais noooon. Je ne suis pas sectaire. Moi aussi, j'aime bien les caisses à boulons. Quand même... Débouler à 15 nœuds pour trouver son p'tit coin de mouillage, c'est bien de temps en temps. Parce que, l'un dans l'autre, quand, en Med, faute de vent, tu mets le moteur et q'tu te traînes à 5 nœuds, et qu'y t'faut 3 heures pour arriver au même résultat..., ben, des fois, j'aimerais bien un moteur plus puissant moi ! 

    - Alors, ça veut dire que toi aussi, ton ZEF, c'est une caisse à boulons ?

    - Ben, euh... Oui ! Mais avec moins de boulons ! Et là, ça change tout ! Na !

     

    La collec', suite et fin !

    Vous remarquerez ce temps splendide où le plus dur n'est pas de laver le bateau mais de le sécher !

     

     


  • Commentaires

    1
    RP
    Jeudi 27 Avril 2017 à 13:06

    Freja a eu le coup de foudre pour le Zeph, et réciproquement.

    Né de l'estime, nourri par la patience, l'attachement de Freja au Zeph est un magnifique cadeau offert conjointement par les flots et les belles lettres, le fruit délicieux de l'osmose entre la mer ionienne et la langue française.

    La connaissance qu'avait Freja du Zeph était d'abord un rêve éveillé, avant de se muer en réalité appréhendée par les cinq sens du corps. Pour Freja, le Zeph a d'abord existé, grâce aux mots de la chronique, avant d'apparaître " en chair et en os " dans la lagune de Missolonghi. " Exister " était le prélude, " apparaître " était l'accomplissement et l'apothéose.

    De la phase " exister " à la phase " apparaître ", il y avait un crescendo, une montée du désir. Témoin de cette montée du désir : le pont de Patras, après que le Zeph se soit affranchi de l'envoûtement de Nafpactos.

     

     

    Ô toi, Λουδοβίκος των Ανωγείων – ΛΟΥΔΟΒΙΚΟΣ ΤΩΝ ΑΝΩΓΕΙΩΝ,  le Crétois, de quelle couleur est la montée du désir ?

    C'est la couleur de l'afflux de sang.

    Désir de fraternité en ce début du vingt-et-unième siècle.

    Mais 191 printemps auparavant, dans la même lagune, c'était le désir de liberté qui ensanglantait l'eau et la terre pour briser le joug ottoman.

     

     

    C'est extraordinaire que les divinités aient choisi ce haut-lieu de la Résistance grecque pour organiser la rencontre entre Freja et le Zeph. Rencontre pour de vrai, presque coque contre coque. Cette découverte de visu , Freja l'a espérée chaque matin, désirée jour après jour, attendue minute après minute.

    Ô toi, Λουδοβίκος των Ανωγείων – ΛΟΥΔΟΒΙΚΟΣ ΤΩΝ ΑΝΩΓΕΙΩΝ,  le Crétois, de quelle couleur est la persévérance ?

    Y a-t-il mieux que l'or pour signifier le triomphe sur le temps ?

    A la manière des lettres d'or qui proclament que tout être humain libre est citoyen de Missolonghi, l'amitié de Freja pour le Zeph est écrite en lettres d'or dans la chronique du voyage initiatique.

     

     

    Freja a ouvert ses bras pour accueillir le Zeph un jour de pleine lune ! Les divinités ont choisi le lieu mais aussi la date pour rendre mémorable la rencontre entre Freja et le Zeph.

     

     

    Encore deux autres floraisons des magnolias du Val de Saône, et le Zeph se mettra en route pour de somptueuses retrouvailles !

     

     

    Encore deux autres floraisons des pommiers sur les coteaux du Lyonnais, et le Zeph sera de retour dans les eaux de félicité qui ne cessent de bercer sa mémoire !

     

     

    Αγαπητή Freja, υπομονή !

     Chère Freja, patience !

    La chanson crétoise fait-elle encore résonner le refrain :

     Ποιο το χρώμα της αγάπης ;

     " De quelle couleur est l'amour ?  " ?

    A cette interrogation, Freja et le Zeph répondent en chœur : "  Notre amour fraternel naît et prospère dans le rouge et l'or de Missolonghi ! "

     

     

    Certains auraient pu s'étonner qu'il y ait encore de la matière à dire et à écrire sur Freja. Ceux-là ne savent pas que l'on ne se lasse nullement à contempler ce qui est beau. Et l'amitié sincère et désintéressée qu'éprouvait Freja pour le Zeph était un bel élan de l'âme. L'évocation sans cesse renouvelée de ce beau geste ne fait qu'en révéler les innombrables nuances, qui sont indécelables dans toute consommation hâtive et gloutonne. La gratitude apporte l'esprit de finesse tandis que l'ingratitude produit un jugement rustre et grossier.

    2
    Nicolas
    Vendredi 28 Avril 2017 à 12:16

    Ooooh, pauvre Pierre, nous venons de prendre connaissance de ta mésaventure ! :-(

     

    Mais que diable es tu allé faire sur ce maudit escabeau ! Les lois de Newton sont connues et reconnues depuis longtemps, point n'était besoin de payer de ta personne pour en faire la démonstration !

     

    En tout cas, nous te souhaitons tous les 3 un prompt et joyeux rétablissement, choyé par de tendres et belles infirmières qui te permettrons de vérifier également qu'à toute chose malheur est bon. La preuve ? Ce malheureux accident a déjà fournit à Minh moultes inspirations pour de belles envolées lyriques et culturelles, que nous savourons au moins aussi délicieusement que sa cuisine, gravée dans nos mémoires !

     

    Freja se prépare à retrouver l'élément liquide après des mois de durs et gros travaux. Nous nous apprêtons à quitter notre vie de terriens temporaires, et Hannibal ne sait pas encore qu'il va retrouver les joies et les amis des pontons, et la béatitude du mouillage (ainsi que son trou en navigation !)

     

    Nous reste juste quelques bricoles à terminer. Et puis le polish final, mais là, du coup, je ne sais pas pourquoi, je me demande si je ne vais pas le faire faire plutôt que de le faire moi même ....

     

    Portez vous bien les amis, d'ici nous vous embrassons très fort :-)

    3
    RP
    Vendredi 28 Avril 2017 à 18:04

    Hier, le capitaine Alberto a demandé des nouvelles du bras cassé. La demande est arrivée le jour du rendez-vous avec le chirurgien, juste après la consultation. Le capitaine Alberto avait-il été prévenu par un coup de téléphone ou par une connexion internet ? Nullement ! Nos amis transalpins ont agi uniquement par instinct, leur empathie a choisi la bonne date et la bonne heure.

    Belle démonstration de l'hospitalité à distance, quand les gestes de bienveillance continuent d'émaner du cœur, malgré l'éloignement.

    Le Zeph remercie vivement ses amis riverains du Tibre pour leur sollicitude, et aussi pour leurs conseils avisés. Ils ont grandement contribué à faire émerger la conscience qu'il est possible de trouver de la mobilité dans l'immobilité, ne serait-ce qu'en s'intéressant au frémissement le plus ténu de la vie. Conscience que l'antidote de l'ennui n'est pas la mobilità , mais la vitalità . Conscience que l'apparente routine disparaît dès que l'on sait déceler la variété et l'agrément, même dans l'ordinaire. Si la sève de la chronique du Zeph n'a pas encore tari, c'est essentiellement grâce à l'impulsion donnée par Danielle et Alberto.

    Revenons à la question du capitaine Alberto, qui s'inquiète d'un éventuel handicap que causeraient la rupture de l'articulation et l'émiettement de l'os. La réponse est en deux parties, que pourraient illustrer deux sculptures destinées à orner la grande place par laquelle se fait l'entrée de l'hôpital Édouard Herriot.

     

     

    La première sculpture, réalisée au début du siècle dernier, est une figure féminine, armée comme une guerrière, prête à aller au combat. C'est l'image de la détermination farouche de combattre la maladie et de la confiance inébranlable en la victoire. C'est l'évocation de la rigidité des plâtres médicaux qui permettent une ossification satisfaisante. Le deuxième plâtre, confectionné hier, sera enlevé à son tour dans trois semaines, pour laisser le bras libre de toute gangue de protection. Le pronostic semble donc optimiste.

     

     

    La deuxième sculpture, plus récente, a aussi quelque chose de féminin, par ses lignes courbes et par l'ondulation de sa silhouette. Est-ce une feuille qui ondule au vent ou une main qui montre sa souplesse dans une salutation ? C'est l'image de l'adaptabilité, de la prudence, de la sagesse, de l'humilité. C'est l'évocation de la ré-éducation qui entrera en fonction dans trois semaines, après l'abandon du plâtre médical. La bataille n'est pas encore gagnée, mais il faudra user de souplesse, dans tous les sens du terme, pour œuvrer à une guérison complète.

     

     

    A l'heure du crépuscule, les deux sculptures baignent dans une même lumière dorée, qui exprime l'unité des lieux, et, peut-être, la promesse d'une évasion. Il est alors permis d'espérer d'autres spectacles de soleil couchant, mais avec les effluves de l'iode et les rires des mouettes en plus.

     

     

    4
    RP
    Dimanche 30 Avril 2017 à 15:30

    Deuxième publication à cause des marges qui mordaient sur le texte dans la première.

    "" D'ici nous vous embrassons très fort ", écrit le capitaine Nicolas. " D'ici ", c'est-à-dire de l'archipel ionien, et sans doute, de Corfou. Des bisous corfiotes, et des gros, en plus ! Comme nous sommes veinards ! Merci à vous trois, Siri, Nicolas et Hannibal, pour votre tendre affection.

    La parole du capitaine Nicolas est pleine d'humour, de cet humour sain et vivifiant, qui n'est pas du tout corrosif, parce qu'il est l'expression d'une profonde bienveillance. En lisant la parole enjouée du capitaine Nicolas, nous avons l'impression de l'entendre de vive voix. Comme elle rappelle l'ambiance festive des agapes de Missolonghi !

    Votre serviteur est flatté que Freja établisse un lien entre le plaisir des fins gourmets de la littérature et la délectation des gastronomes consommés de la table. Réjouir l'esprit ou l'estomac avec ce qu'il y a de meilleur dans l'existence ! L'amour du beau est un héritage grec. Dresser la table de la convivialité en convoquant ce qu'il y a de plus beau, et en en faisant le critère dominant et organisateur, c'est honorer le principe moteur de la civilisation grecque antique. Le double compliment de Freja, qui est extrêmement touchant, signifie tout simplement que le bonheur de se sentir en Grèce est accessible par la géographie, mais aussi en esprit, par le mode de vie.

    Quand le Zeph était encore à Trizonia, le bruit courait déjà que la plus belle nef de Missolonghi  était Freja ! Et en plus, chaque printemps voit Freja redoubler de beauté grâce aux travaux de réparation et d'embellissement réalisés pendant l'hiver. C'est pourquoi le Zeph a très envie de voir les habits de splendeur dont se pare Freja pour la belle saison qui arrive. Hélas, les vœux du Zeph ne seront pas exaucés cette année. Il lui faudra attendre encore deux autres printemps avant de pouvoir écarquiller ses yeux !

     

     

    Dans leur compassion, les divinités ont placé à Port Napoléon, à un jet de pierre du Zeph, une coque dont le nom rappelle étrangement celui de Freja. Des sonorités similaires pour entretenir la mémoire, mais une orthographe différente pour empêcher la confusion. Sans doute, parce que Freja de Missolonghi est unique, à plus d'un titre.

    Le Zeph se souvient que Freja a beaucoup aimé le récit de la triple balade dans la Mer des Oliviers. Afin de stimuler ce goût commun pour les découvertes champêtres, la chronique montre une vue de la randonnée réalisée il y a trois semaines, dans les monts du Lyonnais. Même vallonnement, même chemin caillouteux que pour le pèlerin antique qui se rendait à pied d'Itea à Delphes.

     

     

    A un croisement, un muret de pierres formait un angle qui évoquait la proue d'un bateau. Le capitaine et votre serviteur étaient installés sur le flanc tribord. Le regard était dirigé vers l'Orient, où se trouvaient l'archipel ionien et Freja !

    Cédant à la nostalgie, le capitaine et votre serviteur ont levé leurs verres aux amitiés fécondes du voyage initiatique. Parmi ces amitiés exceptionnelles, figurent les liens étroits entre Freja et le Zeph. Le vin résiné ne comble pas l'absence, mais il aide à patienter jusqu'aux retrouvailles.

     

     

    Le Zeph a des pensées très affectueuses pour l'élégant Hannibal. Comme le Zeph aimerait contempler à nouveau la démarche du félin dandy et gentleman !

    5
    RP
    Dimanche 30 Avril 2017 à 19:15

    Hier, l'Aventy a offert au capitaine du Zeph une série de photos sur Licata . Les premières concernent la procession pascale de la montée au Golgotha, les deux dernières se rapportent au phare du port. L'objet de ce commentaire est d'examiner, non pas la première partie de l'envoi, qui est tout à fait magnifique, mais la conclusion, car l'Aventy excelle dans l'art d'élaborer des conclusions qui intriguent, questionnent et enrichissent. L'on se souvient de la passionnante problématique portée par la photo de l'iconostase de la Chiesa Bizantina di Cosenza .

    La photo qui conclut l'envoi d'hier est une photo du port, vu d'en haut du phare.

     

     

    L'originalité de la photo réside dans son premier plan, qui est un rebord incurvé. La courbure du rebord de pierre, c'est la courbure des bras grands ouverts de l'Aventy, qui accueillaient chaleureusement le capitaine du Zeph au printemps dernier, à l'époque de Cetraro , puis plus tard, au cours des deux haltes en terre bourguignonne. Pour la personne qui est accueillie, la courbure se présente dans l'autre sens. La courbure qui apparaît sur la photo est la courbure selon l'angle de vue de celui qui offre l'hospitalité. Le très grand intérêt de cette photo consiste dans le dévoilement de la courbure dall' interno , pour reprendre une expression chère à la Sicile.

    Depuis plusieurs lunes, l'Aventy n'a pas bougé de la marina di Licata , à cause de la météo qui n'est pas favorable. Cette fâcheuse immobilisation n'est pas sans rappeler le séjour prolongé du Zeph à Salerno . Leçon commune aux deux situations : la résignation. Mais résignation ne signifie pas inactivité. L'esprit de l'Aventy se déplace, voyage, expérimente de nouvelles formes d'évasion : l'Aventy se trouve des occupations d'artiste et des préoccupations d'esthète ! Malgré l'hostilité de Poséidon, l'Aventy vit pleinement son καιρόςΚΑΙΡΟΣ , en recherchant la tutelle d'Athéna, protectrice des Arts et des Sciences. Leçon extrêmement édifiante pour qui ne conçoit la mobilité que physiquement : prendre de la hauteur, au sens propre comme au sens figuré !

     

     

    De confidence en confidence, le Zeph apprend que certaines des nefs qu'il a croisées vont abandonner la Mer Ionienne pour se diriger vers le Dodécanèse, dans la zone d'influence des Rhodiens. Mais du Colosse, qui était l'une des Sept Merveilles du Monde, elles ne verront que l'emplacement des pieds. Pendant ce temps, grâce à l'inspiration de l'Aventy, le Zeph peut d'ores et déjà savourer la vue qui s'offrait aux gardiens antiques, du haut du Colosse.

     

     

    Dans l'envoi d'hier, avant la photo de l'extérieur du phare, il y a une vue de l'intérieur, montrant des cercles achevés et inachevés, des anneaux concentriques ou sécants.

     

     

    Faut-il lire seulement dans le sens des rayons croissants ou décroissants ? Dans un sens puis dans l'autre, en alternant l'expansion et le rétrécissement ? Problématique de la progression du mouvement giratoire, qui est aussi celle du développement de la chronique du Zeph. Le capitaine pencherait pour une décroissance. Les amis du Zeph espèrent une continuité de la croissance. Votre serviteur est dans l'enchevêtrement des deux processus.

    Très jolie photo des entrailles du phare, qui s'avère être une illustration fort pertinente des entrailles de la chronique du Zeph. Encore une vue dall' interno . Le génie de l'Aventy serait-il celui des visions intérieures ?

    Merci à l'Aventy pour ce très beau cadeau du week-end !

    6
    Dimanche 7 Mai 2017 à 16:02

    Merci d'etre passé sur mon blog ! Un peu au repos maintenant depuis que nous avons vendu notre cat, mais que de bons souvenirs !

    Nous partons pour d'autres aventures maintenant, notamment l'Australie ou notre fille s'est installée avec sa petite famille, d'autres aventures !

     

    J'ai parcouru un peu votre blog pour me replonger dans le grand bleu de la Grèce

    Bon vent !

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