• Avril 2016

    La descente de l'Italie se poursuit : Cetraro (j'y retrouve avec grand plaisir l'AVENTY) et Vibo Valentia.

    J'ai mon mousse pour quelques jours... Avec lui, nous visitons Tropea et quelques îles du groupe des Éoliennes (Lipari, Vulcano, Stromboli et Salina) avant de franchir le détroit de Messine.

    Je finis seul ce mois, à Crotone et Gallipoli.

  • 34 miles. Beaucoup de houle, surtout à l'arrivée, les derniers 10 miles, avec des vagues sur mon travers qui me faisaient rouler tant et plus. Peut être des creux de 2 mètres. Et presque toute la journée, du vent faible dans le nez, ce qui signifie d'avancer au moteur en se faisant littéralement arrêter à chaque train de vagues.

    L'entrée dans le port de CETRARO est rendue difficile par la conjugaison de l'ensablement total qui obstrue l'approche et des vagues qui déferlent sur le banc. A quelques centaines de mètres du port, ne voyant pas vraiment le chemin à prendre, j'ai préféré contacter l'ormeggiatori par VHF afin qu'il me guide au milieu du banc de sable et des vagues jusqu'à franchir les 2 môles.

    Au ponton de transit, c'est TRES rouleur, les vagues de la mer créent une houle jusqu'au fond du port. En plus, comme le ponton est sur pieu, il est toujours en mouvement avec des brusques rappels. Il est plus facile de tenir debout sur le bateau que sur le ponton lui même !

    A l'arrivée, j'ai la surprise de découvrir le cata de Cathy et Pierre. Après un apéro à leur bord, je leur propose de venir dîner à leur tour dans le ZEF.

    A 2 kms du port à vélo, il y a un grand LIDL avec des prix LIDL et du pain chaud fabriqué sur place.

    Un coup de vent est annoncé pour ces prochains jours. Je ne quitterai CETRARO que sous condition de peu de houle. J'en ai marre d'avoir à lutter contre les vagues. C'est réellement très fatiguant. Pour moi comme pour le beau ZEF !

    On a mangé des œufs aux brocolis, avec épices variés et parmesan + une petite salade digestive avec sa sauce aux câpres !... Et oui, j'ai fais tout ça ! Ça vous en bouche un coin, non ? Et j'ai fais tout ça tout en parlant avec eux de nos destinations passées et futures.

    Le coup de vent est arrivé à 5h00 du matin. A 5h05, donc, je me suis levé pour renforcer les amarres et ajouter une garde depuis le nez du ZEF jusqu'au quai afin de seconder les pendilles. C'est un bon coup de SIRROCCO que je reçois sur mon flan. En parlant de flan, c'est le dessert que Cathy a fait pour conclure le repas. Flan au chocolat.

    De Maratea à Cetraro

    Je suis retourné dans leur cata pour le repas de midi du samedi. Côte de porc, purée et salade. Le vent souffle toujours fort, mais je sens que le bateau est bien dans ses amarres !

    Leur expérience de la mer depuis leurs bientôt 5 ans de navigation et leurs 5000 miles, les coups de vent qu'ils ont endurés avec des ports qui débordent de vagues, des pontons qui se retournent brusquement, des bateaux qui escaladent les quais, etc... m'aide à y voir plus clair sur ma propre route. On parle aussi de leurs peurs, leurs angoisses, et je découvre que je ne suis pas un être à part avec mes propres peurs, angoisses, doutes, etc.. Même de grands navigateurs comme eux (Cathy était prof aux GLENANS) ont ces moments là. Ils comprennent le sentiment que l'on peut avoir face à un vent forcissant où l'anémomètre enregistre en ce moment même des rafales à près de 45 nœuds. Eux aussi surveillent leurs amarres, retendent leurs pendilles, et veillent au grain ! Ça devrait durer ainsi toute la nuit pour ne s'apaiser lentement que demain dimanche.

    J'ai enfin trouvé la WIFI du port. En fait c'est le Pierre de la Cathy qui l'a trouvé et qui est venu partager l'information. Je m’apprêtais à ne pas donner de nouvelles durant toute la durée du coup de vent, préférant, moi aussi, veiller au grain !

    Faut dire que ça souffle fort, et que ça va encore augmenter durant la nuit...

    Les photos suivront lorsque je serais plus inspiré et/ou moins angoissé !...


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  • Dimanche 3 mars.

    Cathy et Pierre m'invite à nouveau pour le repas de midi. Y z'exagèrent quand même, hein? J'apporte une salade de fruits (fraises, bananes et pomme, le tout au rhum + chantilly). Le vent est enfin tombé, et c'est dans son déclin qu'il amène le soleil.

    Cetraro, suite...

    Je fête son retour avec un grand verre de Retsina bien fraîche tout en écoutant du CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG dont un morceau que j'adore : Almost cut my hair... Je l'écouterais en boucle, si je m'autorisais le lien...

    Cetraro, suite...

    Le ZEF est dans l'axe. Le port de CETRARO n'est pas très engageant, mais, avec le retour du soleil, c'est comme l'été...

    Cetraro, suite...

    La vie est belle et Minh arrive le weekend prochain.

     

    15h00. Je sors de la table du cata de Cathy et Pierre et, en passant devant un grand voilier où 3 italiens bavardent et que je salue, l'un d'eux m'interpelle, descend dans son bateau et remonte m'offrir une bouteille de vin !!!! Je savais que traîner sur les quais amenait parfois des surprises... Celle-ci est sympathique.

    Cetraro, suite...

    C'est à bord du cata, que dis-je, sur sa terrasse extérieure (parce qu'ils ont aussi une terrasse intérieure en guise de carré !...), que nous déjeunons sous un soleil quasi égéen.

    Cetraro, suite...

    Encore merci à vous, Cathy et Pierre pour votre accueil toujours chaleureux.

    En fin de journée, quand même, je suis allé voir à vélo le village perché qui surplombe la côte.

    Cetraro, suite...

    Sur le chemin, une chapelle en ruine, mais dans laquelle quelques bougies y étaient allumées !

    Cetraro, suite...

    Et dans le village, attiré par de la musique que je n'aime habituellement pas, je découvre sur la place publique, une bande de jeunes dansant sur du hip-hop... Et j'ai regardé. C'était en fait très beau... Pas forcément la danse elle même, quoique certains pas de danses étaient osés, mais l'ambiance de joie et de respect qui se lisait sur leurs visages...

    Cetraro, suite...

     

    Cetraro, suite...

     

    Cetraro, suite...

    En fait, ils se livrent des battles en se défiant mutuellement, mais avec beaucoup d'humour et de sportivité.

     

    A bientôt


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  • 55 miles pour atteindre VIBO VALENTIA. Le sud de l'ITALIE se profile. Déjà, l'impression est renforcée avec la présence du STROMBOLI que l'on voit, cône bleuté posé sur l'horizon. C'est très beau.

    Toutes les photos de ce chapitre ont été réalisées par Cathy et Pierre puisque nous avons vogué de conserve depuis CETRARO, et que je n'ai pas fait de photo !

    De Cetraro et Vibo Valentia

     

    De Cetraro et Vibo Valentia

    Il est 7h00 du matin. AVENTY (c'est le cata de C et P) sort du port tandis que je suis en train de plier les amarres du ZEF.

    De Cetraro et Vibo Valentia

     

    De Cetraro et Vibo Valentia

    Je quitte le port à mon tour en m'assurant de bien rester au large de la bouée rouge, sur son bâbord donc, afin de parer le banc de sable. On a l'impression que je suis quasi sur la plage, mais rassurez vous, ce n'est qu'une illusion, j'ai encore de l'eau sous la quille !

    De Cetraro et Vibo Valentia

    Des dauphins qui sont venus jouer sous l'étrave... d'AVENTY ! Moi j'étais trop près de la côte pour en apercevoir.

    De Cetraro et Vibo Valentia

     

    De Cetraro et Vibo Valentia

     

    De Cetraro et Vibo Valentia

    Je navigue au moteur parce que le vent est trop faible, mais en m'aidant aussi des voiles qui me font gagner 1,5 nœuds. En fait, avec ma vitesse au moteur, je me fabrique mon propre vent. C'est pourquoi, sur les instruments de navigation, on voit le vent vrai et le vent apparent. Moi je me fabrique de l'apparent. Dommage, par-contre, que je ne sois pas capable, dans le vent que je me fabrique, d'en choisir la direction !!!

    De Cetraro et Vibo Valentia

    La marine de VIBO.

    De Cetraro et Vibo Valentia

    Chacun notre tour, nous suivons le canot de l'ormeggiatori qui nous mène à notre place.

    De Cetraro et Vibo Valentia

    Je me mets en marche arrière pour intégrer ma place.

    De Cetraro et Vibo Valentia

     

    De Cetraro et Vibo Valentia

     

    De Cetraro et Vibo Valentia

    Le cata AVENTY. En Breton, AVENTY signifie petite maison à voile. Bon. Je ne parle pas breton hein? C'est Cathy qui l'a dit !

     

    A bientôt.


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  • Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    Des remorqueurs colorés dans l'entrée du port de VIBO MARINA

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    Des barques colorées dans le fond du port

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    Les dernières photos d'un énième repas à bord de AVENTY en compagnie de Cathy et Pierre. En effet, des affaires privées les contraignent à interrompre provisoirement leur périple et à rentrer en France. Bon. Nous ne nous verrons pas dans les îles Éoliennes, mais il est probable que nos chemins se croisent à nouveau quelque part en Grèce où ailleurs !

    Alors, à bientôt !

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    Voilà quoi. Ce sont 2 personnes qui méritent d'être rencontrées. Sympa et tout et tout. Alors, si vous croisez un jour un petit catamaran vert qui se glisse silencieusement dans les ports, avec à peine une ride d'eau en guise de sillage, alors ce sont eux ! Faites leur un p'tit coucou ! Y mangent de tout, sauf les z'artichauts crus ! Et pis, y vous vident pas vot' cave... : y boivent que d' l'eau ! 

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...Voilà la bestiole, la sauterelle quoi. Bon, y se sont pas gênés pour me dire que mon beau ZEF n'était qu'un détecteur de vase, avec son 1,90 mètres de tirant d'eau !... Ah, ah, ah... Ça m'a fait rire, tout seul, pendant 1/4 d'heure !!!

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    VIBO MARINA vue depuis l'est.

    Je suis allé me balader à PIZZO, petit village perché, à 6 kms de VIBO.

    Sur la route, les odeurs si parfumées des fleurs d'orangers, du jasmin, des fougères quand tu les roules entre les doigts (j'adore cette odeur qui me rappelle "Les Samuels" et la forêt de COMPIEGNE), et des figuiers naissants. Et en passant, je me suis régalé de quelques fleurs de capucines à peine écloses !...

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

     

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    Des ruelles dans le village

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

     

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    Barques sur la plage au pied des murailles de PIZZO.

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

    Le village dont les maisons viennent jusque sur la plage. Je n'ai pas connu la plage des Corailleurs en ALGERIE, mais j'imagine que ça pouvait ressembler à ça ?

    Bon vent Cathy, bon vent Pierre !...

     

    Le trésor est sous la croix, mais faut creuser. Je laisse ça au plus mécréant d'entre nous : Pierre.  Pas moi, l'autre !

    A bientôt !


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  • A ce jour, j'ai parcouru 1266 miles.

    J'ai fait 187 heures de moteur...

    J'ai fait 41 escales.

    La plus longue : 23 jours à SALERNO.

    La plus courte : 1 heure à CAPRI ! (Quand ils m'ont donné le prix de la nuit, avant qu'on réfléchisse avec Minh, qu'on n'avait pas vraiment le choix si on voulait visiter l'île).

    Sur les 41 escales, 8 ont été gratuites.

     

    J'ai subi (au port) des coups de vent à répétition, parfois fort, parfois plus encore, à GENOVA, LIVORNO, SALERNO , NETTUNO et CAPRI. Bon Après il y a eu d'autres passages de vent fort qui ne m'auraient pas empêchés d'avancer, mais préférant quand même d'être au sec plutôt que dans un ciré, dans ces cas là, je préfère aussi rester au port !

     

    A ce jour, ZERO mouillage. Non pas qu'il n'y ait aucun endroit où mouiller, même si sur la côte Italienne, ils ne sont pas légion, mais tant que c'est possible (d'un point de vue tarif et risque météo) je préfère quand même les ports aux mouillages.

     

    Le port le plus cher en France ? MARSEILLE avec 30,30 € la nuit en novembre.

    Le port le moins cher en France ? LA CIOTAT avec 15,60 € en novembre.

    Le port le plus cher en Italie ? CAPRI avec 75 € en mars;

    Le port le moins cher en Italie ? LIVORNO avec 10,70 € en décembre.

     

    Attention : Pour le moment, je suis en basse saison. En été, les prix s'envolent jusqu'à devenir prohibitifs. Je ne parle plus de port à 75 € mais des nuitées à 130 € et plus encore ! Du vrai délire. L'ITALIE est en train de tuer sa plaisance.

     

     

    Le port avec l'accueil le plus aimable ? Bon, y'en a quand même beaucoup. C'est la grande majorité des ports.

    Et le moins aimable ? Je ne vous le dirais pas ! Peut être est-ce en lien avec le prix... Souvent, plus c'est cher et moins ils sont aimables...

     

    La distance la plus longue parcourue en 1 seule traite ? 70 miles entre NETTUNO et VENTOTENE.

    La distance la plus courte ? 0,3 miles... Quand j'ai quitté la MARINA de PUOZZOLI au profit du vieux port de pêche. Je préfère l'ambiance des pêcheurs, des ferrys, à celle aseptisée (et chère) de la marina de PUOZZOLI.

     

    Le nombre de bière maxi que j'ai bu en 1 journée ? Non, non, non, je ne vous le dirais pas.  D'ailleurs, je ne m'en souviens plus !

     

    Le nombre de fois où j'ai fait ma lessive à la main ? 1 seule fois !

     

    Le nombre de fois où mes manœuvres de port se sont mal passées ? 3 fois (sur 41 escales, c'est pas beaucoup !) :

    1 petite touchette à POZZUOLI quand je me suis faufilé pour prendre une place dans le port de pêche.

    1 fois à SALERNO. Je n'ai touché personne, mais l'amarrage, avec le vent de travers, a été très fastidieux.

    1 fois à ACCIAROLI ou j'ai bien heurté ma voisine avec mon derrière. Mais elle n'a pas coulé !

     

    Le nombre de fois où j'ai vomi ? ZERO... Mais j'ai eu quelques fois la nausée... Je la combat en mangeant des pommes. C'est Chirac qui s'rait content, non?

     

    Le nombre de fois où je me suis échoué ? 1 fois en quittant ma place à CAMEROTA. (Comparé aux échouages de mon cousin... y'a pas photo ! Il reste tout en haut du podium !). Bon. Cette année, y va améliorer sa statistique vu qu'il ne prévoit pas de faire du bateau...

     

    Le nombre de fois où le vin n'est pas bon ? Tout le temps en ITALIE, mais j'en bois quand même !

     

    Le nombre de fois où je sommeille pendant que le bateau avance ? Tout le temps ! 

     

    Le nombre de fois où j'ai mis mon harnais de sécurité ? 1 fois... pour l'essayer ! (Ouiiii, je sais, c'est pas bien ça...)

     

    Le nombre de fois où le bateau a tellement gîté que tout est tombé par terre ? 2 fois, dont 1 dans le port de GENOVA. M'enfin ! J'peux pas tout attacher quand même !

     

    Le nombre de centimètres d'ongle que j'ai rongé à cause du stress ? Je sais pas moi... 15 centimètres ? Ben oui, à raison de 3 mm par mois ET par doigts !... Et je ne compte pas les doigts des pieds !

     

    Mon parcours de PORT NAPOLEON à PORTO ERCOLE

    Petit résumé...

    Mon parcours de PORTO ERCOLE à VIBO MARINA

    Petit résumé...

    Et la suite ?

    Sous conditions de météo, ce serait les îles Éoliennes avec Minh, puis le détroit de MESSINNE, peut-être la côte Est de la SICILE, puis la semelle de la botte Italienne jusqu'à SANTA MARIA DI LEUCA, la traversée (courte) vers la GRECE, descendre jusqu'à PATRAS, traverser le golfe de CORINTHE et passer le canal du même nom, traîner (pas longtemps) du côté des îles Saroniques avant de revenir par CORINTHE, les îles Ioniennes, et le retour jusqu'à PORT NAPOLEON.

    Voilà.

    Ça vous a divertit ?


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