• Août 2017

    Quand Minh-le-mousse prend la plume, c'est aussi pour la délaisser un peu (pas longtemps, hein? Parce que le mousse aime écrire... Il aime les mots, la langue française, la belle langue évidemment, celle de Molière quoi !) au profit des images. Oui. Le mousse aime beaucoup les images. Il les choisit avec soin, d'aucuns diraient avec goût ! Il les travaille, les corrige si nécessaire, et fait en sorte qu'elles soient réellement belles et adaptées au sujet.

     

     

    Bon. Ceci étant dit, août, c'est le mois où vous pourrez découvrir entre autres choses, la gent marine d'ADOK, et celle non moins marine, mais en terre des Gaules pour cette fois-ci, de l'AVENTY ! Sans oublier OUVÉ, évidemment ! L'ouzbek d'OUVÉ qui nous a si bien accueillis, tant par les mots à l'époque d'une relation épistolaire entre 2 amoureux de l'Océanis 393 que par les gestes lors de notre venue dans son fief de Gruissan !

     

     

     

     

     

     

  • Le vent de la forge, c’est celui qui a fait la spécificité et la renommée de l’île de Murano, au nord de Venise.

     

    Le vent de la forge

     

    C’est celui qui disperse les étincelles quand le marteau s’abat sur l’enclume, et qui transformait la surchauffe des fours en incendies dévastant la cité portuaire.

     

    Le vent de la forge

     

    C’est ce vent qui a contraint le sénat vénitien à promulguer en 1291 le décret ordonnant à toutes les verreries de la Lagune de se regrouper sur un site qui reste éloigné du cœur politique de la Sérénissime.

     

    Le vent de la forge

     

     Le vent de la forge, c’est aussi celui qui alimente le souffle du maître verrier, ose flirter avec la matière incandescente et vient caresser la forme voluptueuse qui émerge au bout de la canne.

    Association fascinante entre la mouvance de l’air et la danse du feu, pour produire un chef-d’œuvre de lumière, une merveille de pureté.

     

    Le vent de la forge

     

    À y regarder de près, le prodige n’est pas le résultat de l’interaction de seulement deux éléments constitutifs du cosmos. En vérité, tous les quatre protagonistes : l’Air, le Feu, la Terre et l’Eau, sont là ! En effet, la Terre fournit le substrat, qui est le sable. L’Eau est présente par l’intermédiaire des bains de refroidissement.

    Après avoir montré comment Venise s’approprie le Temps et valorise l’Espace, l’Aventy nous mène vers un autre savoir-faire spectaculaire de la Sérénissime, celui de la réorganisation des constituants du cosmos.

    Quel beau triptyque pour couronner la grande remontée de l’Adriatique !

     Le vent de la forge

     

    Le vent de la forge, c’est celui de la demeure d’Héphaïstos.

    Au printemps de l’année passée, lors de son séjour dans l’archipel éolien, le Zeph s’est approché de cette demeure et a vu à plusieurs reprises le vent de la forge se lever pour lui souhaiter la bienvenue.

     

    Le vent de la forge

     

    Pour son travail extrêmement méticuleux et de très haute qualité, Héphaïstos est considéré par les Olympiens comme leur orfèvre.

    Le Zeph aussi, a une très grande admiration pour les œuvres d’art réalisées par Héphaïstos et ses disciples. Ces objets de lumière lui rappellent que les rencontres providentielles de son voyage initiatique sont des rencontres avec des êtres de lumière.

     

    Le vent de la forge

     

    Merci à l’Aventy, qui a réveillé le vent de la forge, dont l’accomplissement ultime est le miroir de la transparence, tant désiré dans toute amitié !

     


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  •  Le vent de la Lagune se fait sentir au ras de l’eau, à hauteur d’homme, mais surtout au sommet des édifices de Venise. La construction la plus haute est le Campanile, qui culmine à une centaine de mètres. À la fois gigantesque et élégant, il est tel le mât d’une nef dont la cabine de pilotage est le Palais des Doges.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Tout ce qui est au sommet d’un mât ne peut échapper au mouvement, intermittent ou permanent, provoqué par le vent. Or, un objet effilé, juché au sommet du Campanile de la Place Saint-Marc, demeure immobile. Sa verticalité est immuable. C’est l’épée que tient la Déesse de la Justice dans la main droite. Sur le côté gauche de la divinité, autre activité que nul vent ne parvient à perturber : l’utilisation de la balance. Le fléau et les deux plateaux qui y sont suspendus échappent à tous les vents, même les plus violents, et donnent toujours la mesure exacte.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Venise s’est représentée avec les traits de la Justice sur l’étage cubique le plus élevé du Campanile. La silhouette de la Déesse alterne avec celle du Lion ailé de Saint Marc.

    Ainsi, Venise proclame à tous les voyageurs, qui arrivent par la mer ou par la terre, qu’elle administre son territoire en toute équité, sans être influencée par les vents de l’arbitraire et de la partialité. L’édifice initialement prévu pour donner la lumière aux marins qui s’approchaient de la Place Saint-Marc, éclaire le visiteur sur le principal sujet de fierté de la Sérénissime : ce n’est ni la puissance de ses armées, ni l’opulence de son empire, mais la justice de son administration.

    Le vent de la Lagune ne fait pas bouger les ailes du Lion qui garantit la promulgation et l’application de la justice, mais il fait bouger les ailes de l’Archange de l’Annonciation, qui se trouve au sommet de l’étage pyramidal. Annonce faite par Gabriel à Marie. Annonce de la naissance du Sauveur.

     La présence du vent se voit dans l’absence d’élément vertical dans la composition picturale de l’archange.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Donc pas d’épée verticale comme à l’étage cubique juste au-dessous. Et même, pas d’épée du tout. Car l’archange a une mission pacifique.

    L’insigne initial de sa mission est le bâton de messager. Faut-il avoir ce bâton dans la main droite ou dans la main gauche ?

    L’équivalence entre le côté droit et le côté gauche est plus facile à exprimer quand les mains sont nues.

     

    Le vent de la Lagune

     

     Mais Venise préfère marquer la différence entre la main droite et la main gauche pour donner plus de relief au discours de l’archange. Celle-ci est nue tandis que celle-là tient un insigne qui indique la fonction de messager.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Les branches du palmier peuvent rappeler l’allégresse de la Fête des Huttes ou l’entrée triomphale à Jérusalem.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Le rameau d’olivier, quant à lui, servirait à indiquer que la mission est une mission de paix.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Mais Venise choisit une espèce végétale plus élégante et plus odorante. Le bâton de messager de l’archange sera donc fleuri avec des fleurs de lys.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Des corolles qui parlent de pureté au milieu du vent de la Lagune.

    La branche fleurie tourne avec le vent. L’archange aussi, pour délivrer son message de salut, sans aucune entrave.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Venise, qui insiste sur la mobilité de l’archange, explicite l’effet du vent en action. Les boucles de cheveux de l’archange ne sont ni repliées, ni sagement ordonnées.

    Mais Venise ne veut pas non plus d’un désordre incontrôlé, qui rend la chevelure ébouriffée.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Venise veut que les cheveux et les vêtements de l’archange traduisent le souffle divin, et particulièrement la bienveillance de ce vent. Donc pas d’immobilité, pas de vision statique. Mais pas d’agitation et de confusion non plus. Le mouvement est tributaire de son effet, qui est salutaire.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Cette expression de la bonté ne varie pas en fonction de la direction du vent. D’où la portée universelle du message de salut apporté par l’archange.

    L’Annonciation a eu lieu il y a vingt-et-un siècles. En continuant à faire tourner la girouette dorée qui est au sommet du Campanile de Saint-Marc, le vent de la Lagune participe à l’actualisation du message de l’Annonciation et le rend intemporel.

    Qu’il soit absent ou présent, le vent de la Lagune est l’allié de Venise. Ou plutôt, Venise sait en faire un allié. Très belle preuve de l’ingéniosité de la Sérénissime, qui se débrouille toujours pour que le vent de la Lagune ait des effets positifs.

    Le talent de Venise pour conjuguer souffle du vent et équilibre aérien est tel que ses enfants, de naissance ou d’adoption, ont inventé une épreuve hallucinante, appelée il volo del’angelo. Le vol de l’ange ! Il s’agit donc de traverser les airs, à la façon d’un ange, pour relier deux sommets : le Campanile, édifice le plus élevé de Venise, et le Palais des Doges, sommet de l’instance décisionnaire du temps de la prospérité de la Sérénissime. En quelque sorte, un chemin des crêtes, au-dessus de la Place Saint-Marc. Vol de l’ange, et non de l’archange, par respect pour Gabriel, qui veille sur la Place Saint-Marc. Mais vol de l’ange tout de même, c’est-à-dire exclusivement par le contact avec l’air.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Le premier essai, qui a eu lieu vers le milieu du XVIè siècle, était couronné de succès. L’itinéraire était matérialisé par une corde, qui plongeait du haut du Campanile pour rejoindre le Palais des Doges. L’homme qui a réalisé l’exploit a utilisé un simple haltère pour obtenir l’équilibre et garder ses pieds sur la corde, au-dessus du vide.

    Dans les photos récemment envoyées, l’Aventy dévoile au Zeph l’impressionnant panorama qui s’offre à l’ange vénitien, du haut du Campanile.

    L’exploit aurait-il eu lieu si ce jour-là le vent de la Lagune s’était montré contrariant ou avait déclenché sa fureur ? Sans doute pas !

    Le premier exploit a encouragé d’autres éditions à la témérité croissante. Jusqu’au jour où le Destin a rappelé de façon tragique qu’il n’était pas donné à de simples humains de réaliser un véritable vol de l’ange. Après l’issue fatale de l’édition 1759, Venise maintient sa prétention au miracle et continue d’organiser son vol de l’ange. Mais un « ange » harnaché par un corset de sécurité et tracté par des câbles d’acier est-il encore un ange ?

     

    Le vent de la Lagune

     

    Au fil des ans, l’ange se féminise.

    Le vent de la Lagune perd son rôle discriminatoire et devient maître de ballet pour faire voler les franges de magnifiques robes.

     

    Le vent de la Lagune

     

    En toutes circonstances, la Sérénissime a su faire du vent de la Lagune un allié de prestige.

     

    Le vent de la Lagune

     

    Saison après saison, l’Aventy fait alliance avec les vents du Sud pour apporter au Zeph réconfort et encouragements.


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  • Le vent de l’Adriatique

    On le dit changeant, imprévisible, fantasque, voire contrariant.

    Vent des surprises. Et l’une d’elles était fameuse : c’était la découverte de Ravenne.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    L’Aventy, qui n’y était pas du tout préparée, en était toute éblouie et a tout de suite fait part de son éblouissement au Zeph.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Quatre semaines après l’expérience visuelle, les éloges intarissables de l’Aventy sur la finesse et le faste des mosaïques de Ravenne montrent que malgré ses soubresauts, le vent de l’Adriatique a fait de l’escale dans la cité portuaire de Galla Placidia un moment fort, privilégié, mémorable.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

     Le vent de l’Adriatique fait-il tourner les éoliennes ? Certainement ! Même celles qui tiennent compagnie à des cyprès ?

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Le vent de l’Adriatique souffle jusqu’au pays charolais, entre Saône et Loire, et fait tourner les éoliennes qui tiennent compagnie non seulement aux cyprès, mais aussi au chèvrefeuille et aux nénuphars !

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Espiègle, mais non saugrenu, le vent de l’Adriatique saurait discerner ce qui est beau. Serait-il aussi en mesure d’offrir ce qui est bon ? Amène-t-il le marin vers des rivages féconds et hospitaliers, où les produits de la terre nourricière ont une taille exceptionnelle ?

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    De l’Adriatique, l’esprit de l’Aventy a gardé un vent qui conduit le Zeph à la rencontre de produits qui ont cinq fois la taille habituelle.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Pas seulement ! Le vent qui prolonge celui de l’Adriatique fait aussi découvrir au Zeph les tanins capiteux de l’amitié.

    Avec tant de bonheur engrangé, le vent de l’Adriatique ne serait-il donc plus à craindre, ni à éviter, malgré ses sautes d’humeur ?

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Les cigognes, elles, évitent le vent de l’Adriatique, car elles ne survolent pas la mer, mais la terre, pour avoir les colonnes thermiques. Mais elles flirtent quand même avec le vent de l’Adriatique quand elles vont vers le Bosphore ou lorsqu’elles en reviennent.

    Répartition judicieuse des territoires en fonction des besoins et du fonctionnement des protagonistes. Scénario répétitif, routine sans surprise. Jusqu’au jour où une anomalie survient.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

     Des cigognes nichées sur les bords de l’Adriatique sont parties plus tôt que leurs congénères. Ce départ précipité a attiré l’attention d’un chef militaire, qui a fini par comprendre que les créatures ailées avaient fui un nid qui menaçait de s’écrouler. Le général en a déduit que les murailles de la cité qu’il assiégeait depuis trois mois étaient fragiles à cet endroit. Tout de suite, l’ordre a été donné de concentrer les efforts pour faire une brèche à l’emplacement abandonné par les cigognes. La brèche a été décisive. La cité a été mise à feu et à sang. Elle s’appelait Aquilée. Le général qui a gagné le siège était Attila, le roi des Huns.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    La prise d’Aquilée, qui a lieu en l’an 452, était le tocsin qui annonçait la chute de l’Empire Romain d’Occident.

    Consciente de la signification que peut revêtir le mouvement des cigognes, l’esprit de l’Aventy alerte celui du Zeph chaque fois qu’une cigogne, blanche ou noire, semble renoncer à la route de Gibraltar pour élire domicile dans le pays charolais.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Objet de contournement pour les cigognes de l’Est, le vent de l’Adriatique se prolonge en un giron hospitalier pour les cigognes de l’Ouest en accompagnant l’esprit de l’Aventy.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Le vent de l’Adriatique fait-il danser les fleurs qui égaient les balcons ? Certainement ! Mieux, il fait cheminer l’esprit de l’Aventy et celui du Zeph le long des berges fleuries d’un pont-canal.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Il prolonge les retrouvailles de l’Aventy et du Zeph autour d’un kiosque où dévalent des cascades de corolles éclatantes, dans un mélange gourmand avec le parfum irrésistible de la praline torréfiée.

     

    Le vent de l'Adriatique

     

    Merci à l’Aventy d’avoir partagé si généreusement son vent de l’Adriatique !


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  • Le vent de l’Occitanie vient de conduire l’esprit du Zeph dans la demeure de deux anges.

    On y trouve une mer intérieure, ondoyant d’azur et d’argent.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    L’axe Nord-Sud est marqué par la présence des arbres de la Judée. Le Septentrion en compte quatre. La direction opposée en a un seul.

    Au Nord, l’avantage de la multiplicité favorise l’ombre et invite à la détente et au repos.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    Au milieu de ses tonalités vertes et ocres, la terre sèche a ses astuces pour proposer comme l’onde bleue des balancements propices à la rêverie et à l’évasion.

    À l’opposé, que propose le Sud ? L’ardeur du soleil, bien sûr.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    Donc, l’exultation des couleurs et la flamme de la vie. Avec en prime, l’éloge de l’Un. Car l’arbre de la Judée est l’arbre de la terre où a émergé le monothéisme.

    Les deux autres points cardinaux ne sont pas mis en valeur ? Oh que si ! Le Couchant, généreux en lumière, s’offre la présence simultanée des teintes chaudes et des coloris froids.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    Les teintes chaudes en hauteur, ne craignant point l’excès de lumière.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    Les coloris froids vers le bas, jouant à cache-cache avec la lumière.

    Dualité chromatique pour le Couchant, monochromie pour le Levant. Monochromie, mais pas monotonie.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    L’Est répond à L’Ouest en affichant le rougeoiement du soleil naissant, et en en déployant les innombrables nuances.

    La demeure des deux créatures angéliques est un véritable paradis, savamment aménagé grâce à leur savoir-faire d’esthètes.

    Superbe jardin d’agrément pour le plaisir des yeux, mais aussi éloge de la fécondité de la terre nourricière.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    À commencer par l’arbre de la Judée et ses promesses en cours de réalisation.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    Le figuier, qui évoque aussi le pays d’Abraham, n’est pas en reste non plus.

    en reste non plus.

    Le vent de l'Occitanie

     

    Le prunier, ramené de la Terre Sainte par les Croisés, n’a rien à envier à ses deux voisins.

    La Terre Sainte, la Judée, le pays d’Abraham, c’est le Sud-Est de la Grande Mer Intérieure.

    Dans la demeure des deux anges, c’est aussi au Sud-Est que foisonnent les fruits.

    Nourriture matérielle pour apaiser la faim du corps physique, nourriture spirituelle pour apaiser la faim de justice. Privilège du Sud-Est, qui détiendrait la clé du rassasiement et du bonheur.

    L’Éden des deux créatures angéliques est à l’image de leur nature : généreuse, de toute évidence ! Et de surcroît, extrêmement élégante.

    Ces deux anges au cœur d’or rayonnent à travers leur environnement, mais surtout dans l’échange avec autrui, par la parole sans détour, par le dévoilement de leur être limpide, par la manifestation de leur affection sincère.

    Dans la demeure des deux anges, il y a de la joie, celle de l’instant présent, mais aussi celle de remonter un quart de siècle en arrière, pour ressusciter les émouvants souvenirs de la rue d'Armaillé et de l'avenue Niel  dans le dix-septième arrondissement de Paris.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    De toutes les inflorescences dont se pare la demeure paradisiaque, celles qui célèbrent le mieux le bonheur des retrouvailles sont celles écloses dans l’angle Sud-Est. Fleurs de la coquetterie, de la joie, de la convivialité, du temps retrouvé.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    Un Sud-Est nourricier, enchanteur, absolument désirable.

    Désir des deux anges d’accompagner le Zeph quand il reprendra la route du Sud-Est.

    Zeph, est-ce ton image qui apparaît sur la mosaïque à l’entrée de la demeure ? C’est fort probable.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    La nef, immobile sur le rivage, attend le moment du départ.

    L’horloge, qui est sur la tour des vents, rappelle la problématique du temps. Temps de la guérison, pour un futur proche. Temps de la résignation, pour l’instant présent.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    En attendant la mise à l’eau et le largage des amarres, les deux anges offrent la musique de leur amitié.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    En attendant les retrouvailles avec le ciel limpide de la Mer Égée, les deux anges donnent à contempler l’azur de l’existence à travers la transparence de leurs êtres.

     

    Le vent de l'Occitanie

     

    Le vent de l’Occitanie embarque l’esprit du Zeph dans l’exploration d’un Éden, le séduit grâce à l’hospitalité de deux anges et lui procure un immense bonheur en dégageant les merveilleux souvenirs enfouis sous les strates d’un quart de siècle.


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  • Le vent de Gruissan est le vent d’une amitié épistolaire.

    Amitié née de la parenté de deux coques, toutes les deux estampillées Océanis 393.

     

    Le vent de Gruissan

     

    Échange de courrier électronique sur des questions techniques, mais aussi sur les temps de loisir et les routes de vacances.

    Échange selon le mode de la vie plaisante, belle en promesses et en accomplissements, mais aussi quand l’itinéraire s’interrompt à cause d’une chute, quand la navigation est compromise par une fracture.

    Le vent de Gruissan est donc le vent de la sollicitude, car le frère jumeau du Zeph a tout de suite réagi à la nouvelle de la catastrophe en prodiguant consolation et encouragements.

    En retour, le vent de Gruissan est le vent de la gratitude, car l’esprit du Zeph, en promenade dans l’Occitanie, s’est fixé comme objectif, entre autres, de remercier de vive voix le frère jumeau.

    C’est grâce au vent de Gruissan que le Zeph a appris que son frère de chantier s’appelle « Ouvé ».

    Le Zeph espérait une rencontre de visu. L’Ouvé, friand de nuances, se félicite d’une rencontre « en chair et en os ». En effet, l’Ouvé avait déjà tout le visuel du Zeph, avec une parfaite maîtrise.

    Ce qui manquait à l’Ouvé, c’était le contact « en chair et en os ». Maintenant, c’est chose faite, sur les pontons de Gruissan.

     

    Le vent de Gruissan

     

    Rencontre au sommet des deux capitaines.

    Premier sujet de conversation : le bras gauche, accidenté, guéri pour l’un, en reconstruction pour l’autre.

     

    Le vent de Gruissan

     

    Sujet tout de suite attenant au précédent : la rééducation. Le capitaine du Zeph entend qu’elle est nécessairement douloureuse avant d’être efficace.

    Troisième volet du triptyque : le capitaine de l’Ouvé tend ses deux bras, les met d’équerre par rapport à la verticale. Spectacle superbe : les deux bras sont rigoureusement parallèles, malgré l’avis médical qui prévoyait pour le bras accidenté, un déficit de 20° par rapport à l’horizontale.

    Le vent de Gruissan apporte au capitaine du Zeph un message d’espoir et la perspective d’une guérison complète.

     

    Le vent de Gruissan

     

    La pose des nouvelles voiles, du nouveau bimini, de la nouvelle capote s’invite tout naturellement dans la conversation.

    L’aspect structurel n’est pas le seul à alimenter l’échange de visu. La question de l’épreuve in situ ne peut être éludée.

     

    Le vent de Gruissan

     

    Au contraire, c’est avec l’évocation des difficultés des manœuvres, comme celles survenues dimanche dernier, que la conversation s’anime et prend du relief. Accord immédiat des deux capitaines sur l’obligation de vigilance et de prudence.

    Au fil des observations et des comparaisons, émerge la condition d’existence, et du Zeph et de l’Ouvé : la fameuse hauteur sous barrot ! Grande satisfaction des deux capitaines à l’égard de leur habitat flottant, qui semble fait sur mesure.

    Après la dimension dans le sens de la verticalité, l’autre élément de satisfaction est la multiplicité des hublots, qui apporte une abondance de lumière, au profit de l’espace intérieur. Ah, l’espace intérieur, tous les marins y tiennent, surtout nos deux capitaines !

     

    Le vent de Gruissan

     

    Le vent de Gruissan conforte la similitude, renforce le rapprochement, intensifie l’échange.

    Le vent de Gruissan est tout, sauf le vent de la solitude. L’Ouvé a l’extrême courtoisie de présenter son équipage, qui revient d’une exploration de la baie d’Ha Long.

     

    Le vent de Gruissan

     

    L’Ouvé sait que le Zeph a un lien très fort avec la Mer de Chine et le Mékong.

    Le vent de Gruissan ravive la fascination réciproque entre la France et l’An-Nam. Qui l’eût cru ?

    Merci aux divinités d’avoir fait souffler le vent de Gruissan, qui est porteur d’un double καιρός – ΚΑΙΡΟΣ.

    Premier καιρός – ΚΑΙΡΟΣ : le Zeph est très, très heureux de mieux connaître son frère Ouvé.

    Deuxième καιρός – ΚΑΙΡΟΣ : le Zeph s’émeut du récit des messagers tout récemment revenus d’Indochine.

     

    Le vent de Gruissan

     

    Dernier sujet abordé, avant de se dire au revoir : les barres de flèches. C’est le Zeph qui fait des suggestions à l’Ouvé.

    Avant-dernier sujet abordé : le treuil de l’ancre. C’est le Zeph qui prend exemple sur l’Ouvé.

     

    Le vent de Gruissan

     

    Le déroulement de la conversation ne signifie pas que le domaine d’excellence de l’Ouvé concerne ce qui se passe sous l’eau, ni que celui du Zeph concerne ce qui se passe dans l’air. Dans sa conclusion, la conversation montre plutôt l’équité d’un échange, qui permet, à tout moment, au Zeph ou à l’Ouvé, de s’inspirer l’un de l’autre.

     

    Le vent de Gruissan

     

    Né d’une chronique de voyage, le vent de Gruissan relève du second degré, pour reprendre la terminologie de Blaise Pascal. Vent de la courtoisie et de l’appréciation mutuelle, il continue de s’épanouir dans le second degré pascalien en faisant émerger de l’écume irisée de la mer, des êtres de lumière, puis d’autres êtres de lumière, puis d’autres êtres de lumière encore...

     

    Le vent de Gruissan


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