• Après OTHONOI, y'a une autre petite île : ERIKOUSA, à 8 petits miles de sa voisine.

    - 8 petits miles dis-tu ?... Ça ne veut rien dire ! Si ce sont des miles, petits ou grands, ce sont les mêmes !

    - Ils sont petits dans le sens qu'ils ont été vite fait ! Na !

    ERIKOUSA

    En attendant de les faire, les 8 miles, on en profite pour s'faire une cueillette de fleurs de thym, histoire de parfumer la féta...

    ERIKOUSA

    Au bout de 8 miles, donc, on entre dans le port de ERIKOUSA. C'est mignon, propret et tout et tout ! Y'a des pendilles et même un ormeggiatore ! Et c'est payant. 24,30 € pour nous. Et il faut que tu rajoutes 10 € si tu veux l'eau et l’électricité. Y z'ont bien des cartes prépayées à 2 € mais seulement dans leur brochure... En fait ils ne les vendent pas. Ils ne te proposent que des cartes à 10 €. C'est comme ça. Bon. Pour l'électricité, on est autonome. Et pour l'eau, y'a des résidus dans les tuyaux de ceux qui ont payé 10 et qui n'ont pas tout utilisé ! Et puis y'a l'eau des douches qui est en libre service dans les douches qui le sont aussi ! C'est simple, non ?

    ERIKOUSA

    On n'est pas nombreux ! Et ça me va ainsi.

    ERIKOUSA

    Le port s'est rempli mais pas trop.

    ERIKOUSA

    C'est donc une petite île où il n'y a pas grand chose... Certains pourraient dire qu'il n'y a rien !

    Ici, le vieux port pour les p'tites barques !

    ERIKOUSA

    Jolis paysages fleuris.

    ERIKOUSA

    Le mousse en action. Chhhhut ! Faut pas le perturber pendant qu'il officie !

    ERIKOUSA

    Nature morte.

    ERIKOUSA

    La côte au soleil couchant.

    ERIKOUSA

    Itou.

    ERIKOUSA

    - Re-itou ?

    - Oui !

    ERIKOUSA

    - Re-re-itou ?

    - ... Oui !

    ERIKOUSA

    - Re-re-re-itou ?

    - Ben oui !

    ERIKOUSA

    - Re-re-re-re-itou ?

    - Euh... oui !

    ERIKOUSA

    - Re-re-re-re-re-itou ?

    - Ah... Non ! Ici c'est le port au petit matin, juste avant qu'on parte pour CORFOU.


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  • Le remède à la solitude est-il facile à trouver ?

    Une fois trouvé, restera-t-il efficace pendant longtemps ?

    Qu’est-ce qui ferait que l’autre nous offre sa compagnie ? Notre attrait, qui est manifeste quand nous nous montrons abordables, affables, compréhensifs, secourables ou généreux.

    Être abordable, c’est non seulement se laisser aborder facilement, mais c’est aussi aller au devant des autres.

    Portoferraio, sur l’Isola d’Elba. Calata Giacomo Matteotti : quai des pêcheurs, à proximité de la Porte Mauresque de la Citadelle.

    Une mouette toute dodue tenait compagnie à un pêcheur, occupé à réparer ses filets. Aucune conversation entre l’homme et la créature ailée. Cependant, ils avaient le même centre d’intérêt : le contenu des filets. Le capitaine, qui revenait des remparts de la Fortezza Medicea, passait par là. Il a pris l’initiative de s’adresser au pêcheur, puis s’est intéressé au labeur de celui-ci.

     

    Le remède à la solitude

     

    La mouette, puis le promeneur ont tenu compagnie à l’homme qui travaillait dans l’ombre. Au capitaine, l’oiseau étincelant de blancheur a aussi offert sa compagnie divertissante.

    Remède triangulaire pour faire oublier pendant quelques instants la solitude sur la Calata Giacomo Matteotti.

    Ne blessons pas la bonne volonté de l’autre, et soyons prêts à faire le pas.

    L’attrait du Zeph est dans son mode vie, illustré par le jardin aromatique.

    Ostia, Porto turistici di Roma, troisième matinée. Matinée nuageuse, instable, peu favorable à l’optimisme, jusqu’à l’arrivée de notre ami Alberto.

     

    Le remède à la solitude

     

    Dès qu’il a franchi la passerelle, il nous a livré un trésor, en donnant le nom que porterait notre jardin aromatique dans la langue de Dante Alighieri :

    « Giardinetto » !

    Ne s'agirait-il qu'un simple « Petit jardin » ?

    Le célèbre dictionnaire Treccani donne la définition suivante :

    « In marina, ciascuno dei fianchi (o anche) dell’estremità poppiera dello scafo, così detto perché gli antichi vascelli portavano nello stesso luogo una piccola balconata, decorata con piante. Locuzioni : andatura al g. (o al gran largo, o al gran lasco), modo di navigare della nave a vela con un angolo d’incidenza del vento, dalla prora verso poppa, di circa 135° ; prendere il mare e il vento al g. (di dritta o di sinistra), in navigazione con tempo avverso, cambiare opportunamente la direzione della prora affinché le onde e il vento, sollecitando lo scafo nei settori indicati (cioè a dritta oppure a sinistra), riducano il tormento allo scafo e all’equipaggio. »

    « Dans la marine, chacun des côtés (ou aussi) de l'extrémité arrière de la coque, ainsi appelé parce que les anciens navires portaient au même endroit un petit balcon décoré de plantes. Locutions : allure au 'petit jardin' (ou au grand largue), mode de navigation du voilier avec un angle d’incidence du vent, de la proue vers la poupe, d’environ 135 ° ; prendre la mer et le vent au 'petit jardin' (à droite ou à gauche), en navigation avec un temps défavorable, changer opportunément la direction de la proue de manière à ce que les vagues et le vent, en stimulant la coque dans les secteurs indiqués (c’est-à-dire à droite ou à gauche), réduisent le tourment sur la coque et sur l'équipage. »

    Ainsi, l’Italien ne s’en va pas en mer sans avoir avec lui un bout de la terre nourricière. Si le Français fait ses mesures avec des degrés angulaires désincarnés, son cousin transalpin, lui, se réfère volontiers à l’emplacement de la terre emportée à bord, et se sert de cet emplacement comme repère pour évaluer l’écart angulaire. Référence en temps normal pour définir la direction de la route, comme dans une situation plus éprouvante, au cours de laquelle la place attribuée à la terre emportée représente le moyen d’atténuer la rudesse de la mer.

    Notre ami Alberto ne partageait pas seulement une connaissance linguistique, mais aussi une tradition maritime de son pays et sa propre expérience de marin. Il partageait l’universel, le spécifique et aussi l’intime.

     

    Le remède à la solitude

     

    De plus, le vocable apporté par notre ami Alberto a une connotation extrêmement élogieuse.

    En effet, le dictionnaire Treccani contient aussi cette définition :

    « Piccola composizione di fiori e foglie in oro, argento, pietre finemente lavorate, per anelli, spille, fermagli, tipica produzione dell’oreficeria del sec. 17° spec. italiana (in fr. bouquet d’orfèvrerie). »

    « Petite composition de fleurs et de feuilles en or, argent, pierres finement travaillées, pour bagues, broches, fermoirs, fabrication typique de l’orfèvrerie du 17ème siècle, spec italienne (en fr. Bouquet d'orfèvrerie) »

    En fournissant un mot de la langue de Dante Alighieri, notre ami Alberto apportait au jardin aromatique du Zeph une valeur ajoutée. La précision du vocabulaire confirmait la fonction ornementale, mais au sens des orfèvres. Avec la terminologie du dix-septième siècle, le Giardinetto n’était plus une banalité, mais une chose extrêmement précieuse et désirable.

    Une surprise linguistique en entraîne une autre. La compagnie des mots et des subtilités de la langue donne lieu à une aventure fort passionnante.

    Qu’est qui a fait que notre ami Alberto a tout de suite offert sa compagnie affectueuse, édifiante et érudite ? L’hédonisme flagrant du Zeph.

    À la capitainerie d’Ερείκουσα – ΕΡΕΙΚΟΥΣΑ, nous avons été reçus par une jeune femme dont la couleur des cheveux rappelait l’ocre de la terre locale.

     

    Le remède à la solitude

     

    Son premier geste était de nous offrir de l’eau bien fraîche pour nous rafraîchir le gosier.

    Pas de transaction avant le verre d’eau de l’hospitalité.

    Eau de la simplicité, mais aussi de la sollicitude.

    La pièce bénéficiait déjà de la fraîcheur de la climatisation. Mais la jeune femme tenait à personnaliser son accueil. Sa mère était une Grecque d’Athènes, mais son père était de la Géorgie. Alors elle a insisté pour nous réserver un accueil à l’orientale.

    Geste biblique.

    Nous n’étions pas seuls avec notre porte-monnaie et les documents du bateau. Nous avions la compagnie chaleureuse d’une personne qui accueillait avec beaucoup de dignité des voyageurs venus d’autres horizons.

    La jeune femme nous a donné une carte de visite du port. On y trouvait, entre autres, le nom de la personne responsable : un certain Γιώργος Κατέχης.

    Nous pensons que la jeune femme était l’adjointe du directeur Γιώργος Κατέχης.

    Le matin de notre départ, la jeune femme était très occupée avec l’arrivée d’un voilier qui avait une cargaison d’universitaires, habillés comme s’ils étaient à peine sortis de l’hiver.

     

    Le remède à la solitude

     

    Malgré ses nombreuses responsabilités, elle a quand même tenu à dire au revoir au Zeph et à lui souhaiter une bonne route.

    Durant tout le séjour à Ερείκουσα – ΕΡΕΙΚΟΥΣΑ, le Zeph n’était pas contraint à la solitude en dépit de son apparence de bohémien. Bien au contraire, il était dans le giron bienveillant de l’adjointe du directeur Γιώργος Κατέχης.

    Qu’est-ce qui a fait l’attrait du Zeph auprès de la jeune femme ? L'absence d’arrogance !

    Oθωνοί – ΟΘΩΝΟΙ, seuil de la Grèce pour ceux qui viennent de l’Occident-Extrême et de l’Adriatique. Dès les premiers instants, le Zeph n’était pas seul pour approcher le ponton de bois, pour sonder la profondeur de l’eau, pour tendre les amarres et les consolider, pour envisager la disponibilité de la place par rapport au va-et-vient des ferrys et autres embarcations prioritaires. Dès le début, le Zeph avait un ange gardien qui l’informait, le conseillait, le rassurait, et le complimentait même.

    À Oθωνοί – ΟΘΩΝΟΙ, point de solitude pour le Zeph : il bénéficiait de la compagnie d’un protecteur, appelé Fulmo.

    « Fulmo » est le terme en espéranto pour « éclair ».

    Avec la puissance de l’éclair, qu’a vu le Fulmo dans le Zeph quand celui-ci s’est présenté dans le port d’Oθωνοί – ΟΘΩΝΟΙ ? Des reflets de l’authenticité, une âme de vagabond, de poète et d’hédoniste. Cette vision a séduit le Fulmo. Depuis cet instant, le Fulmo s’est attaché au Zeph, et réciproquement.

    Tout de suite, le Fulmo a proposé au Zeph l’apéro de bienvenue. Quelle surprise pour le Zeph ! À cause de la promptitude de l’invitation, mais surtout en raison de la confection du breuvage de l’amitié, qui était un Gin Tonic. L’étonnement et l’émerveillement du Zeph étaient suscités par les adjonctions au mélange des constituants liquides : le Fulmo a eu l’intelligence d’y diffuser les saveurs de plusieurs tranches de concombre et d’une branche de romarin frais !

     

    Le remède à la solitude

     

    Comme le Zeph, le Fulmo avait un jardin aromatique, bien mis en évidence sur le pont, du côté de la poupe.

    Des effluves d’aromatiques pour tenir compagnie au voyageur dans ses déplacements en mer, et dans ses rêveries face à l’horizon sans fin.

    Le Fulmo avait un faible pour le vin blanc français. Le lendemain du Gin Tonic, le Zeph a proposé au Fulmo la dégustation d’un Bordeaux blanc de 2017.

     

    Le remède à la solitude

     

    Pour accompagner le cru français, il y avait des rondelles de poivron jaune rissolées avec des petits pois al dente.

    L’esprit d’entraide a rapproché le Fulmo et le Zeph. Il aurait été stupide de s’enfermer dans la solitude et de bouder la vie.

    Pour fêter notre arrivée dans les eaux grecques, le capitaine voulait que nous honorions la cuisine locale, dans une taverne du port d’Oθωνοί – ΟΘΩΝΟΙ. Près de la Mairie et près de la plage, nous avons dégusté une savoureuse moussaka et des crevettes délicieusement grillées au feu de bois.

     

    Le remède à la solitude

     

    Une agréable surprise nous attendait après le paiement de l’addition, qui était très, très raisonnable. Pour nous dire au revoir, la jeune femme qui nous avait apporté la nourriture, est venue vers nous pour nous offrir une assiette de fraîcheur : on y trouvait plusieurs tranches de pastèque, tout juste sorties du frigo, et quatre abricots, gorgés de vitamines et de tonicité, posés aux quatre points cardinaux.

     

    Le remède à la solitude

     

    En guise d’explication, la jeune femme nous disait que les abricots venaient du jardin de son grand-père.

    Le geste n’était ni anodin, ni inoffensif. Il était intentionnel. Au-delà du témoignage d’une sympathie circonstancielle, il exprimait un désir sincère de fraternité universelle. En faisant goûter la production du verger de ses ancêtres, la jeune femme, pleine de douceur et de candeur, voulait partager, non seulement le patrimoine agricole, mais aussi le patrimoine affectif.

    Qu’est-ce qui a fait notre attrait auprès de l’hôtesse ? Notre goût de l’authenticité, notre profond respect de l’âme grecque.

    Isola di Ponza, dans l’archipel des Ponziane. Ballade à l’extrémité septentrionale de l’île. Tirant profit du relief, les maisons rivalisaient d’ingéniosité pour bâtir leurs jardins suspendus, face à la mer. L’une d’elle a particulièrement fasciné le mousse par l’abondance des pétales pourpres, qui jaillissaient de partout, dans la cour intérieure. Pendant qu’il réfléchissait au moyen de capter, avec le trépied, le déploiement de tant de splendeur, il a entendu : « Fai dentro ! »

    C’était une voix féminine. La maîtresse des lieux venait d’inviter le photographe à franchir le seuil.

     

    Le remède à la solitude

     

    « Fais dedans ! »

    Qu’est-ce qui était le plus important : le verbe ou l’adverbe ?

    « Fais ce que tu veux, agis à ta guise, ne t’arrête pas, poursuis ton œuvre, ne bride pas ton inspiration, donne libre cours à ta sensibilité ! »

    Ou :

    « À l’intérieur, de ce côté-ci de la porte, dans l’espace privé, dans la cour des amis, tout près des intimes ! » ?

    Le tandem de deux vocables était inséparable. Avec puissance et joie, il proclamait au milieu d’un cosmos d’azur et de pourpre l’ouverture d’une porte et d’un cœur, donc l’abolition de la solitude de part et d’autre du seuil.

    Qu’est-ce qui a été à l’origine du magique « Fai dentro ! » ? L’amour du beau, ressenti simultanément de part et d’autre de la porte d’entrée, en résonance l’un de l’autre, en complément l’un de l’autre.

    Voici la profusion vue de l’intérieur, la splendeur vue de plus près :

     

    Le remède à la solitude

     

    La maison qui a laissé la porte grande ouverte pour honorer l’art avait un nom. Sur la céramique de la porte d’entrée, on pouvait lire : « Fam. Ida Vincenzo ».

    Être secourable, c’est donner sans calculer l’avantage, ni attendre un retour.

    Avant-hier, vers le milieu de l’après-midi, le Zeph a offert son flanc droit à un voilier battant pavillon allemand, pour que les occupants de celui-ci aillent à terre et visitent la ville de 16h à 19h. Le voilier était un Beneteau Évasion 37 et s’appelait Hati Hati.

     

    Le remède à la solitude

     

    Cinq personnes étaient à bord, deux couples et un garçon de huit mois, né sur le même bateau. Il s’appelait Noé. À l’arrière du voilier Hati Hati, Noé avait sa piscine gonflable.

     

    Le remède à la solitude

     

    Certes la compagnie de Noé était éphémère, mais si agréable et rafraîchissante.

    Les parents de Noé faisaient montre d’un grand savoir-vivre. Ils étaient très respectueux du voisinage.

    Anna, la maman de Noé, a remarqué le sac utilisé pour recouvrir le moteur de l’annexe du Zeph. Elle a vu le nom du Carrefour de La Part-Dieu.

     

    Le remède à la solitude

     

    Alors, elle a pris sa voix fluette et chantante pour poser au capitaine du Zeph la question : « Vous êtes de Lyon ? »

    L’extrême courtoisie et la gratitude très sincère du Hati Hati envers le Zeph faisaient que chaque coque n'était pas seule avec elle-même, mais que les deux nefs ont vécu un moment de partage à la fois agréable et stimulant.

    L’esprit de partage séduit toujours.

    Le remède à la solitude est à la portée de tous. Il faut, et il suffit, d’être disponible. Disponible pour recevoir, et aussi pour donner.


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  • Dans le petit port d'OTHONOI... Le vent souffle fort !

    OTHONOI

    C'est curieux, mais les navigateurs semblent préférer le mouillage plus que le port. Ils n'essaient même pas de voir s'il y a de la place...

    OTHONOI

    La zone de mouillage.

    Concernant le port, les Grecs ont eu l'heureuse initiative de délimiter le chenal d'accès au port... Parce qu'en dehors du chenal, tant à droite qu'à gauche, y'a de gros rochers sournois ! Mais... Faut savoir que les bouées sont posées sur les gros cailloux... Ainsi, si tu rases trop les bouées pour parer les roches de l'autre côté, tu touches ! Ah ! Ah ! Ah ! ...

    Dans le port lui-même, y'a un ponton en bois posé sur l'enrochement de la digue. Certains gros blocs qui composent cet enrochement sont directement là où tu vas mettre ta quille ! Ouais, je sais, c'est malin ça ! Mais y'a quand même une illusion d'optique... Ça paraît peu profond, mais y'a quand même un peu d'eau ! Juste de quoi, quoi !

    OTHONOI

    On y a rencontré Franco le Germain... Forcément, on a un peu picolé. Juste ce qu'il faut, quoi !

    OTHONOI

    Puis il a mis les bouts !

    OTHONOI

    Et s'en est allé...

    OTHONOI

    Et voilà. C'est fini ! J'aime ces brèves rencontres.

    OTHONOI

    Je suis un peu embêté... J'ai une lectrice qui se qualifie d'être ma cousine !... Quel toupet, non, quoi ! Et je lui ai dit qu'on s'était reposé quelques jours à OTHONOI parce qu'il n'y avait rien. Que c'était tranquille, quoi ! Que c'était justement parce qu'il n'y avait rien ! Et qu'elle me dit qu'elle attend avec impatience de voir les photos de là où il n'y a rien ! Alors faut qu'je fasse gaffe à pas en mettre trop !

    Ici, donc, sur la côte Sud... Y'a rien que des arbres !

    OTHONOI

    On s'est fait une petite marche et on a croisé quelques résidences secondaires...

    OTHONOI

    ...Dont certaines ont des jardins d’agrément très travaillés !

    OTHONOI

    Juste devant le port, y'a un p'tit musée en plein air avec 1 seule oeuvre... La visite est gratuite ! (Le musée doit être en cours de constitution !)

    OTHONOI

    Et c'est en fin de journée, lorsque le vent adonne à nouveau, ...

    OTHONOI

    ...Que je retrouve avec plaisir ce petit sentiment d'abandon qu'on ressent par ici !

    Il y a tellement rien ici, qu'on va être dérangé pendant quelques temps par le déchargement de tout un tas de trucs. Ça va des bouteilles d'eau, à la chaux et aux matériaux de construction.

    OTHONOI

    Pause repas sur le perron d'une maison abandonnée, mais pleine de vie ! (Mais qu'est-ce qu'il raconte le cap'tain ?)

    OTHONOI

    A l'ombre de la vigne !

    OTHONOI

    A la fin du jour, OTHONOI retrouve la plénitude d'un endroit où il n'y a rien, ou pas grand-chose, histoire de rester serein, sans la moindre tentation terrestre, quoi !


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  • L’inappétence rend le goût fade, la table triste et la vie ennuyeuse.

    De quelles manières pourrait-on y remédier ? Mieux, pourrait-on prévenir le piège de l’inappétence ?

    L’inappétence est sœur de la monotonie. En rompant celle-ci, l’on déjoue celle-là. L’on y parvient, sans nécessairement recourir à des bouleversements grandioses. Il suffit d’introduire de la nuance dans le champ de vision, dans la perception olfactive et dans l’expérience gustative.

    La diversité distrait, égaie et édifie. Elle chasse l’inappétence.

    Ariccia, dans les collines au Sud-Est de Rome, appelées Colli Albani, parce qu’elles étaient proches du lac Albano. C’est là qu’Alberto, notre ami romain, nous a offert un merveilleux voyage gastronomique.

    Dès les premiers instants, notre ami Alberto a mis en action le principe euphorisant de la diversification.

    En entrée, nous avions des carciofi a la romana : des cœurs d’artichaut rissolés, un tantinet encore croquants, avec une sauce aigre-douce. Mais ces cœurs d’artichaut n’étaient pas servis seuls : ils étaient accompagnés d’oignons marinés et de lamelles d’aubergine grillées au feu de bois.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Les trois produits avaient un point commun : l’assaisonnement aigre-doux, mais des textures différentes : le croquant pour l’artichaut, le fondant pour l’oignon et le fibreux pour l’aubergine.

    Même stratégie de la nuance quand c’était le moment de la pasta. On a choisi de varier la forme géométrique. Le capitaine a privilégié la grosseur d’ensemble. Notre ami Alberto, le creux de la forme cylindrique allongée. Le mousse, la largeur de la forme aplatie.

    On a aussi diversifié l’accompagnement. Goût des cèpes pour le capitaine, des lardons pour notre ami Alberto, du sanglier pour le mousse.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Donc il y a eu des Giganti ai funghi porcini pour le capitaine, des Bucatini all’amatriciana pour notre ami Alberto, et des Pappardelle al cinghiale pour le mousse.

    La qualité des produits, l’excellence de la cuisson, l’esthétique de la présentation et le bonheur de l’amitié donnaient toujours plus d’appétit.

    Le vin servi était un blanc, aux reflets ambrés. C’était le vino della casa, un vin fait maison, un témoignage du savoir-faire viticole dans les Colli Albani.

    Solliciter la complicité du terroir, apprécier cette complicité, l’honorer avec gratitude. Les agréables surprises qui en découlent constituent un remède très efficace contre l’inappétence.

    Si l’inappétence est contagieuse, l’appétit, lui, est communicatif.

    Notre joie à table incitait l’aubergiste à la générosité. Au moment de servir le caffè, on nous a apporté, en plus, en guise de cadeau, des ciambelline al vino. Il s’agissait de mignardises en forme de petites couronnes, qui ont particulièrement fait jaillir des exclamations de bonheur de la bouche du capitaine.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Couronnes de la gourmandise, couronnes de la gratitude de l’aubergiste à l’égard du client.

    Inutile de dire que nous avons dévoré goulûment ces couronnes de délices. Aucune inappétence ne pouvait avoir sa raison d’être devant une telle courtoisie et une telle libéralité de la part du restaurateur.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Table de la diversité des ressources locales. Table de la richesse des choix. Table du désir exalté et assouvi. L’inappétence n’avait plus qu’à fuir au loin !

    L’établissement où notre ami Alberto nous a fait découvrir les délices des Colli Albani était la Fraschetta de Sora Inès 2.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Le restaurant se trouvait aux pieds du fameux Palazzo Chigi, où le Maestro Luchino Visconti avait tourné les scènes d’intérieur du célébrissime Il Gattopardo, avec Claudia Cardinale et Alain Delon.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Si notre ami Alberto nous a conduits à Ariccia pour manger aux pieds du Palazzo Chigi, c’était parce que son épouse, la noble et douce Danielle l’y avait incité. Pour offrir aux invités tant de raffinement dans l’art de vivre, notre muse devait nécessairement exceller quant à la finesse et l’élégance. Son œuvre picturale en constituait un témoignage éloquent.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Sur la céramique décorée par Danielle, on retrouvait la douceur des coloris du Palazzo Chigi. On y voyait la précision des traits et la finesse des motifs. Le visage de l’artiste apportait une information supplémentaire : que son cœur était débordant de bonté.

    Tant de douceur, de raffinement et d’élégance dans le savoir-faire et dans l’être !

    L’on chasse l’inappétence par une sensibilité renouvelée, mais aussi par une intelligence en éveil et en action.

    Avant le délicieux repas à Ariccia, notre ami Alberto nous a fait faire un marathon à Castel Gandolfo, où se trouvait la résidence d’été du pape. Juste après les charmes du palais buccal, Alberto nous a entraînés dans une promenade très sportive pour découvrir les merveilles architecturales d'Ariccia. Voici les deux capitaines, sur le belvédère du Palazzo Chigi, trois ans après la rencontre à Πύλος – ΠΥΛΟΣ.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    De l’exercice physique pour dissiper l’inappétence. Alberto était un vrai magicien du bonheur à table, et du bonheur de vivre.

    Carissimi amici romani,

    Abbiamo passato due giorni indimenticabili con la vostra compagnia a Ostia e Roma.

    Nei Colli Albani, facemmo una buona provvista di ottimi sapori.

    Grazie mille per la vostra generosità.

    Che belli ricordi !

     

    Très chers amis romains,

    Nous avons passé deux jours inoubliables en votre compagnie à Ostie et Rome.

    Dans les Monts Albains, nous avons fait une bonne provision d’excellentes saveurs.

    Merci mille fois pour votre générosité.

    Que de beaux souvenirs !

    Nettuno, à quelques 30 miles au Sud d’Ostia. Le soir de notre arrivée au Porto turistico di Nettuno, le capitaine voulait épargner au mousse la responsabilité d’un cordon-bleu. Alors nous avons confié à la passeggiata une mission capitale : celle de nous mener vers une excellente pizzeria. Nous avons trouvé celle-ci sur la Piazza Marcantonio Colonna du Borgo Medievale.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    L’ambiance festive des lieux exaltait le désir de flatter le palais avec les bonnes choses de la table.

    Nous avons trouvé notre bonheur à la Pizzeria la « Marciaronda », qui vendait de la pizza a taglio. L’on pouvait choisir, non seulement la garniture, mais aussi la quantité à découper.

    Le capitaine a pris des portions avec des fleurs de courgette, d’autres avec des champignons et d’autres encore avec des poivrons et des piments. Il a aussi choisi deux mozzarellas panées, avec une enveloppe extérieure bien dorée et bien croustillante.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Le principe de la diversification fonctionnait à merveille pour stimuler l’appétit. L’escale à Nettuno a commencé sous les meilleurs auspices, grâce aux plaisirs de la table.

    En donnant du sens à l’événement, en chérissant le temps de l’instant, chacun peut éviter que l’inappétence prenne possession de lui-même et l’entraîne vers le gouffre de la banalisation.

    Isola di Ponza, dans l’archipel des Ponziane. Plusieurs entreprises d’amarrage se partageaient l’accueil des visiteurs venus en bateaux. Celle qui a hébergé le Zeph était la concessione Settemari, positionnée juste à l’entrée du port.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    La secrétaire, venue jusqu’au bateau pour relever le numéro de téléphone du capitaine, était tombée sous le charme du jardin aromatique. Dans la multitude des essences, ce qui la frappait le plus, c’était la prospérité de la « menta ». Surprise, séduite, enchantée, elle s’est exclamée avec force et conviction en disant : « Io amo ! »

    J’aime !

    Non, l’Italienne n’a pas tout à fait dit cela. Le pronom personnel « Io », exhibé en préambule, indiquait une prise de position personnelle, et complètement assumée.

    L’Italienne a plutôt dit : « Moi, j’aime ! ».

    Le « moi » de la langue de Dante Alighieri était essentiel. Il signifiait un coup de foudre soudain et un engagement immédiat.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Tout fier, le capitaine a répondu à la belle hôtesse : « Tutti per la pasta ! »

    Ça y est, le charme commençait à opérer dans les deux sens. Grâce aux déclarations enflammées sur la mise en bouche, nous avons pu profiter de la douche gratuitement à la Concessione Settemari pendant deux jours.

    Fréquentons assidûment l’hédonisme, qui insuffle l’énergie positive, la vision optimisme, et le vif désir de croquer la vie à pleines dents.

    La compagnie de fins gourmets est un garde-fou très efficace contre la pente glissante de l’inappétence.

    L’impact psychologique des témoignages d’affection est considérable, voire décisif.

    Au dos de la bière « Messina », qui nous offrait sa délicieuse compagnie sous le soleil de la Calabre, on pouvait lire ceci :

    BIRRA

    MESSINA

    CRISTALLI DI SALE

    È UNA BIRRA DORATA, FRESCA E PIACEVOLE,

    CARATTERIZZATA DALLA PRESENZA DI

    UN INGREDIENTE SPECIALE : I CRISTALLI DI SALE DI

    SICILIA, CHE DONANO A QUESTA RICETTA

    MORBIDEZZA, ROTONDITÀ E FINEZZA DI GUSTO

    L’ABBIAMO FATTA CON LA CURA E LA PASSIONE DI SEMPRE

    ASSAGGIATELA, L’ABBIAMO FATTA PER VOI.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    BIÈRE

    MESSINE

    CRISTAUX DE SEL

    EST UNE BIÈRE DORÉE, FRAÎCHE ET AGRÉABLE,

    CARACTÉRISÉE PAR LA PRÉSENCE

    D’UN INGRÉDIENT SPÉCIAL : LES CRISTAUX DE SEL DE

    SICILE, QUI DONNENT À CETTE RECETTE

    LA DOUCEUR, LA RONDEUR ET LA FINESSE DU GOÛT

    NOUS L’AVONS FAITE AVEC LE SOIN ET LA PASSION DE TOUJOURS

    GOÛTEZ-LA, NOUS L’AVONS FAITE POUR VOUS.

    La déclaration commence par un constat objectif et scientifique : la présence de cristaux de sel. Puis le constat se mue en une énumération des qualités du produit : douceur, rondeur et finesse. Ces résultats qualitatifs ont une origine, qui n’est ni minérale, ni biochimique. Ce qui se trouve véritablement en amont de l’excellente qualité, c’est le facteur humain. Éloge donc du soin et de la passion qui ont toujours caractérisé la vocation des magiciens du goût.

    Conclusion de ce préambule décliné en trois étapes : il est temps maintenant de passer à l’acte !

    « Goûtez-la ! »

    Et s’il existe quelque hésitation de la part du novice, le mot de la fin est tout à fait décisif :

    « Nous l’avons faite pour vous. »

    Avec le ton : « Nous l’avons faite SPÉCIALEMENT pour vous ! Elle vous est PARTICULIÈREMENT destinée ! ».

    La délicatesse de l’attention émeut, flatte et séduit.

    Discours extrêmement persuasif. Argumentation très habile. Invitation absolument irrésistible. Et nous n’avions aucunement envie de résister à la Birra « Messina » ! Elle était notre arme contre l’inappétence, entre Acciaroli et Reggio di Calabria.

    Acciaroli, soir de notre arrivée, dans le giron de la paix offert par l’ormeggiatore Giuseppe.

    Esthétiquement, le chasseur d’images était ivre d’azur et de pourpre, de reflets d’argent et d’or. Mais gastronomiquement, il était plus proche du vide que du plein. Alors quels n’ont pas été sa surprise et son émerveillement quand il a vu d’en haut du pont, avant de descendre dans le carré, de la nourriture toute prête, sur une table dressée avec élégance. Évidemment, c’était le capitaine qui s’était dévoué pour que la soirée au ponton de la Paix soit couronnée par de belles agapes.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Sur la table de l’amitié, il y avait du pain frais, de la verdura bien craquante, et le vin chargé en tanins de l’affection.

    Dans de telles conditions, aucune inappétence ne peut exister, subsister ou résister.

    L’appétit est une question de représentation mentale et n’a rien à voir avec le niveau de remplissage de la poche gastrique. Ce n’est pas non plus une question d’horaire, mais d’envie. C’est pourquoi le remède à l’inappétence est le stimulus psychologique, voire affectif.

     

    Le remède à l'inappétence

     

    Cultivons le goût du bonheur. Car le bonheur n’est pas inné, mais acquis. Le bonheur crée l’appétit de vivre, et sûrement l’appétit à table. L’inverse est vrai aussi.


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  • 136 + 129 ? C'est le nombre de miles en 2 étapes qu'on s'est fait... D'abord entre REGGIO DI CALABRIA et CROTONE puis entre CROTONE et OTHONOI ! Deux longues étapes avec 1 nuit en mer.

    136+129

    A REGGIO, un gusse, comme prêt à prendre le départ ! C'est un peu nous, ça !

    136+129

    Et toujours à REGGIO, un aut' gusse qui s'détend en s’avachissant ! C'est un peu nous aussi, ça !

    136+129

    Le cap VATICANO en sortie du détroit de MESSINA.

    136+129

    Quand j'me mets à penser... J'pense à des trucs ! Par exemple, pour ceux qui se tâteraient de savoir si l'Océanis 393 est un bon bateau... Attention, je parle de lui parce que je le connais un peu, quoi ! Ça ne veut pas dire que les autres bateaux ne sont que des vieilles barques sans talent... Bon. Alors pour ceux qui s'tâtent..., Ben l'Océanis 393 EST un bon bateau. Voilà ! C'est tout !

    - C'est tout ?

    - C'est pas vraiment convaincant ton truc, là ! Faut expliquer, p'tit père !

    Bon. Dans la traversée du golfe de SQUILLACI, avant d'arriver à CROTONE, par une mer formée, des creux de 1,5 à 2 mètres maxi, vent de F4/F5, mer et vent de travers, ben le bateau, avec 1 ris et quelques tours dans le génois, il va se poser dans la vague comme on se pose dans un lit douillet ! Il passe en douceur et en force en même temps ! Un régal de confort ! Bien sûr, avec un pilote réglé fin, il va osciller d'un lit à l'autre !... Mais toujours en donnant cette impression de force tranquille !

    C'est à ça qu'je pense !

    136+129

    A cette allure, la vitesse est de 7 à 8 nœuds ! Comme une belle chevauchée sauvage qui n'en finit pas ! Mais faut penser à réduire tôt ! Le ZEF n'aime pas garder toute sa toile au delà de 15 nœuds de vent en réel (20/22 en apparent). Mais une fois fait, on est tranquille et on peut aller se recoucher ! Le bateau travaille pour toi. Seul. Et il s'en sort très bien !

    136+129

    Comme en avril 2016, je ne tente pas l'entrée dans le port de ROCELLA IONICA, et on décide de poursuivre la route jusqu'à CROTONE.

    136+129

    On restera 2 nuits à CROTONE et lorsqu'on quitte le port, c'est dans l'intention d'arriver le soir-même dans le port de SANTA MARIA DI LEUCA, à 70 miles de là !

    136+129

    70 miles donc. Avec du moteur, évidemment, mais aussi avec de belles périodes de voile pure ! D'abord pendant 3 heures, vent de Nord à 15 nœuds, puis de Sud, 3 heures après, à 13 nœuds. Le ZEF aime bien ce type de vent qui vient lui caresser le derrière !... Du 7 nœuds de vitesse en régulier avec des pointes à 8,5. Super ! Sur ce parcours, on est 6 ou 7 voiliers. Et très vite, le ZEF va se retrouver le dernier de la troupe. Non pas qu'il marche moins bien que les autres, mais dans les phases de moteur, les copains carburent beaucoup plus que nous, qui attendons sagement que le vent adonne à nouveau !

    C'est vraiment une belle petite traversée... La mer est calme, sans vague. Quelques moutons épars nous tiennent compagnie. Et puis du RAPHAEL et du JOHNNY H. viennent généreusement égayer nos âmes vagabondes...

    Je n'aime pas beaucoup le bateau pour faire des ronds dans l'eau... Mais, donnez-moi une destination, un objectif, et quel plaisir immense, inouï, de naviguer alors sans relâche ! C'est la vie, ça ! Ne rien faire. Se contenter d'être. Dans le monde. Sur le monde, même. Être seul ainsi à 360 °, c'est un rare plaisir que ne nous donne plus trop l'époque si moderne du travail à gogo et tutti quanti ! J'aime mener cette vie telle que les Anciens l'ont vécue. Et même si nos embarcations diffèrent par leur technicité, l'aventure est la même !... Bon. OK. Ils z'avaient pas le GPS, les enrouleurs de voiles, les lecteurs de cartes, et les machines à café... Mais bon. Ils ont humé, ici, ce même vent et goûté ce même sel !

    136+129

    A 1 miles de SANTA MARIA DI LEUCA, il est pas loin de 20 heures, on prend la décision de virer de 45 ° et prendre ainsi le cap sur la GRECE : OTHONOI, à 50 miles de là ! Pourquoi payer encore un port italien si ce n'est que pour dormir ? Autant poursuivre la route ! D'autant plus que la météo prévoit du calme en mer... On fait ce que j'appelle désormais un mouillage dynamique !!! Tu es dans les conditions du mouillage, mais tu avances quand même !!! Vent arrière, avec seulement la Grand-Voile et son frein de bôme, au cas où tu empannes pendant que tu dors (d'un œil) et avec une vitesse à moins de 2 nœuds... OK. Faut veiller un peu... D'un œil quoi ! Tu dors d'un œil et tu veilles de l'autre ! Ça s'appelle la veille molle ! Ben oui... Sur les autres bateaux, z'ont bien des veilleurs eux aussi, non ? Alors bon... J'peux faire de la veille molle !

    136+129

    129 miles plus loin... Et ça y est. On est en GRÈCE ! On a trouvé une toute petite place dans le tout petit port de l'ïle d'OTHONOI. La quille est entre 2 massifs de roche !!! Heureusement qu'un Germain de Germanie nous a aidés avec les amarres... Parce qu'un vent sournois est apparu subitement ! Ça déferle dru en mer maintenant ! Il faudrait que je plonge pour voir les marges d'eau que j'ai sous la quille et le safran, et si ces marges sont suffisantes en cas de ressac !  Mais plonger... Ça veut dire se mettre à l'eau ? Se mouiller quoi ? Et ça ne m'enchante guère !!! Faudrait quand même, non ?

    136+129

    Bon. Ben j'ai plongé. Avec ma combinaison !... J'ai bien fait. Y'avait un sac plastique entortillé autour de l'hélice. Et puis j'ai reculé le bateau de 2 mètres parce qu'y'avait des rochers pointus pas loin...

    136+129

    OTHONOI est un petit port bien tranquille. On va y rester quelques jours. D'autant plus, qu'aujourd'hui, lundi 24 juin, le vent pulse un peu trop en mer. Et puis y'a un p'tit resto avec de la bonne moussaka !... Et puis y'a Franco, le Germain de Germanie, sur son HALBERG RASSY 42 de 37 ans d'âge, et son Gin Tonic au concombre et au romarin, que même qu'on va aussi s'en procurer histoire de se réveiller un peu plus sur le ZEF ! 

    136+129

    Le parcours et ces 136 miles jusqu'à CROTONE, ...

    136+129

    Et la longue route jusqu'à OTHONOI.

    A bientôt !


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