• Septembre 2017

    Septembre, c'est un peu de tout... C'est comprendre le fonctionnement du miroir. Enfin... Du miroir d'Asclépios. Seulement lui ! C'est découvrir que la mer peut être violente et cruelle. C'est à nouveau, pour moi, l'occasion de retourner en Bretagne avec toujours ces mêmes clichés comme celui de croire que si les Bretons se promènent souvent en ciré jaune, c'est que ça leur va bien au teint ! Pffff !!! Quel cliché ! S'ils se promènent en ciré, c'est qu'il pleut plus souvent qu'il ne fait gris, c'est tout ! Et le jaune, c'est seulement pour qu'on les repère quand il ne pleut pas mais qu'il fait brouillard. Voilà quoi. Y'a vraiment pas de quoi en faire des tonnes !

     

    Bon. Septembre, c'est aussi l'histoire d'un amour éperdu entre Médée et Jason et l'histoire très contemporaine de Cassandre et du MILLE SABORDS !! C'est aussi, incroyable mais vrai, l'histoire d'une marée montante à Autun, aux portes du Morvan ! Bref. Septembre, c'est plein de clichés !

     

  • Bientôt, un p'tit truc sur la Bretagne.

    C'est du suspens, ça !

    Alors, ben... à bientôt !


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    Le miroir d’Asclépios a-t-il un rapport avec la santé, le recouvrement, la guérison ? Très certainement !

    Comment fonctionne-t-il ? Est-il fiable, intéressant ?

    Le Zeph en a -t-il tiré profit ? Avec quelle fréquence ?

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    À plusieurs reprises déjà, le Zeph a bénéficié du miroir d’Asclépios. Les occurrences les plus significatives ont eu lieu au cours de cet été. D’abord, avec l’Éricante. Ensuite, avec l’Ouvé. Et enfin, avec l’Adok.

    Début juin 2017, le capitaine du Zeph et son équipage ont été reçus pour la première fois sur l’Éricante. Ils sont montés à bord du bateau vert par le flanc droit. Quelques jours auparavant, cette nef était cul à quai. C’était le hasard du repositionnement qui a mis la proue et non la poupe à l’Ouest. Il en résultait que l’accès à partir du quai s’est fait à tribord.

     Le miroir d'Asclépios

     

    À ce hasard circonstanciel, s’ajoutait un hasard structurel. Toutes les nefs ont un tribord et un bâbord. Toutes, sauf l’Éricante, qui a DEUX tribords !

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Un tribord habituel, et un bâbord rebaptisé « tribord », pour cause de défaillance du stock d’accastillage.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Quelle originalité en fin de compte, et surtout, quel heureux présage pour le Zeph !

    Car le sang qui coulait du côté droit de la Méduse décapitée avait un pouvoir guérisseur, et Asclépios s’en servait pour ramener maintes créatures à la vie.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    À l’inverse, le sang qui sortait à gauche avait un effet maléfique, et Asclépios l’évitait soigneusement.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Les divinités ont utilisé l’Éricante pour donner à voir au Zeph seulement le côté droit, celui de la guérison. Elles se sont arrangées pour que le Zeph évite tout contact, même visuel, avec le côté gauche, qui était mortifère. Mieux, elles lui ont fait doublement bénéficier de l’effet salutaire à tribord.

    Sur l’Éricante, le miroir d’Asclépios n’opposait pas un tribord à un bâbord, mais organisait deux tribords pour doubler la promesse de vie. C’était une bénédiction pour le Zeph de découvrir cette disposition exceptionnelle au moment où des doutes sur l’avenir de la main accidentée ne cessaient de miner le moral du capitaine infortuné.

    À bord de l’Éricante, le miroir d’Asclépios était un miroir intelligent, créatif et ingénieux, qui substituait à une symétrie habituelle et mécanique une symétrie réfléchie et adéquate. Ad hoc, diraient les latinistes.

    Sur l’Éricante, le miroir d’Asclépios était un miroir, non seulement pour des positions, des endroits et des lieux, mais aussi pour la parole. Oui, le miroir d’Asclépios faisait émerger la parole prophétique. L’image produite par le miroir devenait sonore. Et que disaient-elles ? Que la guérison serait là, dans un an et demi. Jusqu’à présent, le capitaine du Zeph a toujours entendu parler d’un délai de deux ans, de la bouche même de tous les professionnels qu’il avait rencontrés. Et voilà qu’un chirurgien de la main s’est mis à lui déclarer, sans sourciller aucunement, que le temps d’attente serait raccourci de six mois !

    À bord de l’Éricante, le miroir d’Asclépios était un miroir de la parole accélératrice, un miroir qui osait concevoir un raccourci temporel, un miroir de l’audace et de l’optimisme.

    L’homme qui recevait avec bonté, réconfortait avec tact et parlait avec autorité était le capitaine de l’Éricante, fin connaisseur des rouages de l’organisme et expert en réparation pour raviver le bon fonctionnement du corps humain. La poignée de mains entre le capitaine de l’Éricante et celui du Zeph était la poignée de mains entre un chirurgien éminent et un patient souffrant. La relation illustrée par cette poignée de mains est une relation verticale, en raison de la transmission du savoir.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    L’Éricante aurait pu choisir de se poser à Navy Service, et non à Port Napoléon, puis filer à Gibraltar cet automne sans croiser le Zeph. Manifestement, les divinités ont influencé le cours des choses, infléchi les itinéraires et coordonné les calendriers pour que le Zeph ne rate pas le miroir d’Asclépios dont l’Éricante était porteur à ce moment-là.

     Le miroir d'Asclépios

     

    Mi-août 2017, le Zeph a fait la connaissance de son frère jumeau, l’Ouvé.

    À Gruissan, la poignée de mains entre le capitaine du Zeph et celui de l’Ouvé était une poignée de mains entre deux patients, l’un définitivement guéri, l’autre peut-être bientôt. Similitude statutaire, voire similitude de destins. Mais en aucun cas, il n’y a eu intervention d’un savoir ou d’un pouvoir en lien direct et profond avec l’acte médical qui assurerait la guérison. La relation illustrée par la poignée de mains à Gruissan n’implique que l’horizontalité, et nullement la verticalité.

    Enfin, tout dernièrement, il y a eu la rencontre avec l’Adok.

    Transparence du verre de la bouteille de Bordeaux blanc, transparence du cristal, transparence du message envoyé par les divinités pendant l’apéro.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Chronologiquement, c’était le capitaine du Zeph qui a tendu la main le premier, quelques secondes avant le capitaine de l’Adok. Celui-ci a répondu avec énergie, joie et enthousiasme.

    L’absence totale d’inquiétude de la part du capitaine de l’Adok était un présage envoyé par les divinités pour dire que la complication médicale qui était en train de gagner sournoisement du terrain serait stoppée à temps, et sans aucun dommage collatéral.

    Au moment où cette poignée de mains avait lieu, les divinités ont déjà parrainé l’issue et certifié que le Zeph ne serait pas lésé, malgré un diagnostic non encore révélé et une intervention chirurgicale non encore effectuée.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Celui qui répondait à la main tendue par le capitaine du Zeph était à la fois l’éminent chirurgien, reconnu par ses pairs pour son savoir et son savoir-faire de praticien, mais aussi le futur patient qui attendait, lui aussi, une opération qui lui permettrait de préserver la mobilité et la souplesse de ses doigts. La relation verticale, induite par la hiérarchie incompressible du savoir, et la relation horizontale, induite par une similitude de situations et une amitié entre marins, ont fusionné lors de cette poignée de mains entre les deux capitaines.

    Il y avait adéquation entre le domaine d’excellence du chirurgien qui était devenu le capitaine de l’Adok, et le mal qui terrassait le Zeph depuis cinq longs mois. Il y avait aussi adéquation entre la poignée de mains prophétique, et le tout récent dérapage, dont l’ampleur et la nocivité ne seraient révélées que le surlendemain de l’apéro. Dans cette poignée de mains, la main que le capitaine du Zeph a tendue en premier était la main qui demandait du secours, et la main que le capitaine de l’Adok a ensuite tendue était la main qui octroyait du secours, sous l’impulsion des divinités.

    Après l’intervention chirurgicale du 1er septembre, le présage contenu dans la poignée de mains avec l’Adok est devenu caduc. C’était en ce sens que l’adéquation entre l’irruption de l’Adok et le mal dont souffrait le Zeph était exclusive, c’est-à-dire taillée sur mesure, pour un contexte bien précis, et seulement pour celui-là. Voilà qui disait que les deux critères d’adéquation et d’exclusivité liés à la locution latine ad hoc étaient satisfaits. Il apparaît clairement maintenant que la présence de l’Adok, voulue par les divinités, était une présence ad hoc ! Le divulguer, au moment même où le présage s’est présenté, aurait déclenché des critiques qui ne se seraient pas gênées pour taxer de prétentieuse la proclamation du pressentiment. À l’inverse, omettre d’expliquer que deux semaines exactement avant le retour sur le billard, la conjonction de la verticalité et de l’horizontalité était déjà bel et bien ad hoc, c’est faire si peu de cas de la bienveillance des divinités.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    On l’aura compris, la rencontre avec l’Adok était l’image ad hoc surgissant du miroir d’Asclépios pour annoncer au Zeph qu’il serait bientôt libéré des affres de l’angoisse. Mais pour que l’image d’un miroir apparaisse avec netteté, il faut une couche d’étain parfaite. En la circonstance, la couche d’étain, c’était la contribution de l’Aventy. L’insistance de l’Aventy faisait écho à la qualité de la couche d’étain.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    La visite-surprise de l’Aventy, à quatre jours seulement de l’intervention chirurgicale, qui comportait un énorme risque de dommage collatéral, était voulue par les divinités pour attester que l’image du miroir n’était pas un leurre. Juste avant le dénouement du drame, elles ont tenu à préciser les rôles respectifs des protagonistes sur l’échiquier du Destin.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Avec l’Éricante, le miroir d’Asclépios mettait en valeur la verticalité du lien social. Avec l’Ouvé, c’était l’horizontalité qui était exhibée. Avec l’Adok, le miroir d’Asclépios révélait la conjonction de la verticalité et de l’horizontalité dans le lien social. D’une époque à l’autre, il y a eu une évolution de l’image produite par le miroir, et cette progression a été couronnée par une synthèse qui annonçait l’imminence de la délivrance.

    Miroir de la position, du geste, de la parole, du temps et de l’époque.

     Le miroir d’Asclépios ne se contente pas de restituer la réalité brute. Il analyse, corrige et met en perspective. En orientant vers ce qui est meilleur et en proposant l’accès à ce qui est idéal, il obéit à la même dynamique que celle qui anime l’art grec. Élan vers le beau, pour l’esthétique. Élan vers le bon, pour l’éthique.

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Depuis l’irruption de la chute, le miroir d’Asclépios n’a cessé de faire entrevoir ce qui était bon et salutaire pour le Zeph. Et ce, toujours au moment opportun.

    Il y a une semaine, les divinités ont épargné au destin du Zeph l’issue funeste due à un dérapage du bistouri chirurgical. Qui aurait pu prévoir qu’une menace de paralysie se métamorphoserait en guérison anticipée ? Le miroir d’Asclépios, lui, avait prédit ce sublime renversement de situation !

     

    Le miroir d'Asclépios

     

    Cet hymne au καιρός – ΚΑΙΡΟΣ est une offrande faite aux divinités pour les remercier d’avoir sauvé du naufrage les rêves présents et futurs du Zeph.

     


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  • Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Un certain cinéaste.

    Qui a dit que la mer était un espace sympathique, inoffensif et plaisant ? Sans doute pas l’Aventy, au cours de la semaine dernière.

     

    Le miroir de la mer

     

    Plus de la moitié du compte-rendu hebdomadaire était consacrée aux vents « contraires » et « violents », aux « orages », à la « pluie incessante ». Et de peur que cette liste répétitive ne résonne comme une routine ou une banalité, un élément déconcertant et inquiétant s’est glissé dans la description des mésaventures : en plein milieu de l’espace sanctuarisé, a surgi une menace de mort, amenée par la présence d’une vipère !

     

    Le miroir de la mer

     

    L’entrée en matière du discours iconographique donnait des frissons : la première photo montrait l’ennemi(e) surpris(e) en flagrant délit d’invasion territoriale.

     

    Le miroir de la mer

     

    Voilà qui faisait froid dans le dos ! Et si l’intrusion n’était pas décelée à temps ?

    Un texte grec parle aussi en même temps de vipère et de tempête. C’est le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 28.

     

    Le miroir de la mer

     

    Comme pour l’Aventy, l’épisode du mauvais temps et du venin a eu lieu à proximité de la péninsule italienne. Les choses se sont produites dans le Nord pour l’Aventy, dans le Sud avec les Actes des Apôtres. Saint Paul, qui venait de Judée, était en route pour comparaître devant l’empereur à Rome.

     

    Le miroir de la mer

     

    Un naufrage a contraint l’apôtre à s’arrêter à Malte. C’était en débarquant qu’il a été piqué par une vipère.

     

    Le miroir de la mer

     

    Y aurait-il un lien entre la mer en furie et le serpent venimeux ? Il se pourrait, au moins sur trois points.

    Premier point de rapprochement : la fluidité du déplacement. Le reptile et la nef « glissent » avec aisance sur l’onde aqueuse. Image objective dans le premier cas, fantasmée dans le second.

    Deuxième point de similitude : la sournoiserie qui prend au dépourvu et prive de tous les moyens. Imprévisibilité de la vague traîtresse ou de la projection de venin.

    Troisième point de convergence : la nocivité d’une présence non apprivoisée. Toxicité d’un baiser, ensevelissement sous le voile de l’obscurité, et engloutissement par le royaume des ombres.

     

    Le miroir de la mer

     

    À la lecture du compte-rendu hebdomadaire, le plaisir aura été minime pour l’Aventy au cours de la semaine dernière. Mais l’Aventy n’abdique pas. Que cherche l’Aventy au milieu d’éléments aussi défavorables ? Qu’est-ce qui motive l’Aventy malgré l’adversité tenace et polymorphe ? L’Aventy continue sa route, non par folie, ni par inconscience, mais par nécessité. Quelle nécessité ? Celle de mener à bien un projet, en dépit de la multiplicité des désagréments et des contrariétés. L’enjeu n’est donc pas le plaisir, mais la persévérance, même au prix de nombreux déplaisirs, passagers ou persistants. Et quelle est la finalité de cette persévérance ? Non pas la connaissance de l’espace marin ou de l’Adriatique, mais la connaissance de soi, à travers celle de son propre destin.

     

    Le miroir de la mer

     

    Le Zeph aussi, a eu son lot d’angoisse, de désarroi et d’horreur. Il a expérimenté la danse de l’Enfer, bien sûr à Policastro, mais aussi à San Stefano en Italie, au cap Tainaro dans le Péloponnèse, au Bec de l’Aigle et au cap Sicié en Gaule.

     

    Le miroir de la mer

     

    Dans ses adieux à la Lagune, l’Aventy a emporté le souvenir de la cathédrale de Trieste, réputée pour ses mosaïques byzantines. L’une d’elles représente le Christ en Pantocrator, c’est-à-dire avec l’attribut de la toute-puissance.

     

    Le miroir de la mer

     

    Mais ce n’était pas cette vision que l’Aventy a voulu partager avec le Zeph. Non, l’Aventy a préféré montrer au Zeph l’image de la miséricorde sous les traits de la Vierge Marie.

     

    Le miroir de la mer

     

    Non pas le rapport de forces, décliné au masculin. Mais une présence secourable, magnifiée au féminin.

    Goût artistique astucieux, réflexe de marins pragmatiques et sages : au beau milieu d’une tempête, la créature humaine, si frêle et si chétive, a plus besoin d’un geste de bonté salvatrice que d’une leçon sur la toute-puissance.

    Le Zeph se félicite du choix iconographique de l'Aventy, qui lui rappelle deux silhouettes qu’il a fréquentées avec délectation : celles de la Madonna della lettera à Messine et de la « Bonne Mère » dans la cité phocéenne.

     

    Le miroir de la mer

     

    Ce ne sont pas que des amers opaques et inertes, justes bons pour la détermination de l’orientation ou le calcul de la route. Ce sont surtout des phares qui délivrent une lumière qui ne relève pas du premier degré. Car leur lumière s’appelle espérance ou consolation.

     

    Le miroir de la mer

     

    Et si les bourrasques en mer étaient une illustration de celles qui sont inhérentes à toute existence humaine ?

    Que faudrait-il voir dans le miroir de la mer ? L’authenticité de la vie, sans fard et sans artifice.

     

    Le miroir de la mer


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  • J'vous l'avais promis...

    Et en guise d'hors-d'oeuvre, quelques morceaux choisis !

    Quand il passe un aéroplane,
    Tous les hommes lèvent les yeux,
    Quand il passe une jolie femme,
    Tous les hommes lèvent la queue...

    Sur l'clocher l'coq du village
    A toujours la queue au vent,
    J'en connais qui dans la ville
    Voudraient bien en faire autant...

    Trois bandits dans une chaumière,
    N'avaient rien pour se chauffer,
    Ils chièrent sur la table
    Et se chauffèrent à la fumée...

    Le curé de Saint-Sauveur
    Quand il est mort il s'est pendu,
    Les oiseaux n'ont pas eu peur
    De faire leur nid dans l'trou d' son cul.

    En Afrique les dromadaires
    Ont la peau qu'est si tendue,
    Que pour fermer les paupières
    Ils doivent ouvrir le trou d' leur cul...

    A Paris les vieilles bigotes
    Marchent toujours les yeux baissés,
    C'est pour voir dans nos culottes
    Si l'chinois n'est pas rel'vé...

    En passant par le cimetière
    J'ai entendu un mort péter,
    Ce qui prouve que sous terre
    Ils n'ont pas le cul bouché...

    Quand je vais voir ma voisine
    C'est pour qu'elle me suce la pine
    Quand je vais voir mon voisin
    C'est pour qu'il suce mon chien

    Quand une femme a la jaunisse
    Le meilleur médicament
    C'est d'lui mettre entre les cuisses
    Un petit réconfortant

    Mon grand-père et ma grand-mère
    Ont l'habitude de coucher nus
    Ma grand-mère est carnassière
    Elle a mordu pépé au cul

    C'est poétique, non ? 

    J'ai donc fait un p'tit séjour en Bretagne, avec son air si vivifiant, d'aucuns diraient froid ! Non ! Quand même... Froid ? A la mi- septembre ? Avec son air si vivifiant donc, et..., euh, quoi d'autre ? A part la pluie, la bruine et le brouillard, à part la mer grise et son parfum si nature (si, si, les moules pourries mélangées aux algues, c'est naturel !). Bon. Bref. La Bretagne quoi !

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    REDON. Un vrai port à la campagne, sans marée, avec, pour comble de réjouissance, le canal de Nantes à Brest qui coupe la Vilaine en 2. Bien fait pour elle. Na ! Sinon, à part ces bêtises, ce canal me semble bien attrayant. J'irais bien, un jour, dans une autre vie (?), me balader sur ces méandres que j'imagine coulant délicatement sous de vertes frondaisons... (Très vertes, les frondaisons, à cause de la pluie, de la bruine et du brouillard !!!)

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Ici, avec le temps, pas celui qui passe hein, mais celui de la couleur du ciel, certains bateaux attrapent de drôles de pustules (ben tiens !), comme une maladie de peau ! Brrrrr, comme dirait Toon !

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Bon. Pas tous les bateaux... Certains résistent plus que d'autres, à l'image du MAJA 2...

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    FOUESNANT et son petit port qui mériterait bien d'être sur les bords de la belle bleue ! Oui, la belle bleue ! La Méditerranée quoi. Une mer où il fait bon paresser, juste le temps de tirer mollement sur une amarre, de boire un p'tit Bordeaux blanc bien frais accompagné d'une belle oursinade !

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    J'aime toujours autant ce mouillage de POULDOHAN. Bon. Oui. Y'a pas beaucoup d'eau ! Et les barques passent plus de temps à respirer les embruns qu'à goûter le sel de la mer !

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    En même temps, y semble bien que certaines barques aient tellement peur de l'eau (doit être corrosive celle-là !) qu'elles préfèrent se réfugier dans les arbres !!! J'vous jure ! Y sont tombés sur la tête les Bretons !

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Ils ont des chapeaux ronds...

    L'entrée du MINAOUET. Y'a pas à dire... A marée basse, c'est vraiment beau ! Faudrait presque qu'ça reste comme ça... Quand l'eau remonte, ça gâche tout ! En même temps (j'aime bien cette expression, moi...) faut bien un peu d'eau pour que les marins profitent de leurs bateaux, non ? Alors y faudrait que l'eau remonte juste le temps que les bateaux puissent sortir et hop, qu'elle redescende aussitôt. En même temps (décidément !), ben c'est exactement comme cela que ça s'passe par ici ! C'est pour cette raison que mon brother, avec sa caisse à boulons, il a préféré, au risque de boire le bouillon, de mettre son boat dans un abri (PORS BREIGN), euh..., sommaire, quoi. Disons... euh, ouvert à tous les vents ! En plus, et c'est pas moi qui l'invente, hein... PORS BREIGN, en breton, ça veut dire "port pourri" !!!

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Alors là, ça s'voit pas trop que son mouillage est, euh..., disons, euh..., un chouïa pas protégé. Parce que c'est marée basse... Parce que à marée haute, ben tout autour de lui, y'a que d'l'eau. A peine une petite digue naturelle que la moindre vague submerge. Alors question protection... Ah ! Et puis, aussi ! Pour vous prévenir... On est le matin, hein ? Au cas où certains croiraient que c'est triste parce qu'on est à la nuit tombée !!! Non, non, non ! Ah ! Et puis encore... On est à mi-septembre !... En gros, c'était le plein été il y a moins de 15 jours !... Faut l'croire, hein ? Ben c'est vrai !

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Une belle barque dans le port de CONCARNEAU.

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Que dire ? Quand on est capable de ça, alors on est capable de tout ! Alors bien sûr, comme siège de barreur, lors des longues traversées, quand on n'a pas de pilote automatique, c'est pas mal... Ou quand on a un petit bateau et que la place manque... Bon. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet...

     

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Ils ont des chapeaux ronds...

    CONCARNEAU, marée haute et basse.

    Ils ont des chapeaux ronds...

    Bon. Alors là, ... J'sais plus quoi dire !...

    Pour parler comme le mousse, je dirais qu'il y a plusieurs hypothèses...

    1/ C'est le bateau d'un mec qui a trop navigué en Méditerranée et qui s'est pris trop de vent de face, et qui s'est inventé une barque que, quelle que soit la direction du vent, ben tu es sûr de pouvoir te faire un bord de portant ! Bon. C'est pas sûr que tout ça avance dans la direction souhaitée !

    2/ Ce sont 2 Bretons têtus qui se sont rentrés dedans en essayant de prendre (désespérément) la même bouée de mouillage.

    3/ Ce sont 2 Bretons pas têtus (sont-ce alors des Bretons ?) qui se sont rentrés dedans en voulant prendre la même bouée de mouillage, par temps de brouillard.

    4/ C'est tout simplement un bateau petit breton qui se grignote un bateau grand breton (un anglais quoi...). Va savoir maintenant lequel des 2 mange l'autre !...

    5/ C'est un sous-marin russe qui s'est déguisé pour passer inaperçu. Ben oui ! Le mec a dû s'dire que, en Bretagne, pour passer inaperçu, il te suffit de faire un truc qui flotte... Bon. En même temps, en Bretagne, avec le temps qu'il fait..., brouillard et compagnie, t'as pas besoin de te déguiser pour passer inaperçu !

    6/ Ce sont 2 Bretons têtus qui ont décidé de construire ensemble un bateau, mais qui ne se sont pas mis d'accord sur qui faisait l'avant et qui faisait l'arrière...

    Bon. Si vous avez d'autres suggestions !

     

    Voilà.

     

     


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  • Le compte-rendu en images de l’Aventy commence cette semaine par des vues ensoleillées de Pula, un site croate lié au souvenir de deux amants en fuite.

    Des amants en fuite, mais pas l’amour en fuite. Car il vit ses plus beaux instants, s’exhibe même avec la magnifique Toison d’or dérobée au père de la fugitive.

     

    Le miroir de Médée

     

    Il faut du soleil pour faire luire les reflets d’or de la laine et miroiter l’accès à la royauté et à l’immortalité.

    Il s’agit de l’histoire d’un coup de foudre entre un marin explorateur et une princesse de la Mer Noire.

     

    Le miroir de Médée

     

    C’était la princesse qui avait le coup de foudre pour le marin. Et pour conquérir le cœur et le corps du marin, elle était prête à tout, même à spolier son propre père. Elle a ainsi aidé l’étranger à dérober le trésor royal, qui était la fameuse Toison d’or !

     

    Le miroir de Médée

     

    Jason était le nom du marin, Médée était celui de la princesse qui était éperdument amoureuse.

     

    Le miroir de Médée

     

    À quel moment de l’année les fugitifs, qui étaient partis de la Mer Noire, sont-ils arrivés dans l’Adriatique ? Est-ce en automne, comme pour l’Aventy ? Peu importe la saison, qu’elle soit sujette au mauvais temps ou pas. Avec les vociférations de la horde des poursuivants et le fracas de leurs armes menaçantes, la terre ne pouvait que trembler, l’air ne pouvait que se remplir d’orage et la mer ne pouvait que se lever en tempête !

    Le temps exécrable qui revient à la charge et qui désespère l’Aventy est le décor de scène de la traque des fugitifs.

     

    Le miroir de Médée

     

    Pour ralentir la progression des poursuivants, Médée tue son frère cadet Absyrtos, le dépèce, en sème les morceaux derrière elle. Pour offrir à l’héritier du trône une sépulture digne, les poursuivants se voient dans l’obligation de s’arrêter à chaque fois pour récupérer les morceaux trouvés.

     

    Le miroir de Médée

     

    Sous quels cieux s’est fait le découpage du corps du prince Absyrtos ?

    Sous quels cieux s’est fait le ramassage des morceaux du corps du défunt ?

    Même si l’air était pur, et le soleil radieux, les poursuivants ne pouvaient éviter l’impression que tout autour d’eux, le cosmos s’assombrissait et s’ébranlait.

     

    Le miroir de Médée

     

    Il a été donné à l’Aventy de connaître le mur de scène d’une tragédie antique sur l’amour absolu, celui que Médée avait porté à Jason.

    Par la même occasion, il a été donné à l’Aventy de traverser le miroir de Médée pour ressentir, non sans violence, le lien indissoluble entre l’Amour et la Mort, entre Éros et Thanatos.

    « Aimer à perdre la raison... », fredonnait un chantre de l’Ardèche. Plusieurs millénaires auparavant, une princesse de la Mer Noire avait mis en acte cette mélodie, qui n’est en rien inoffensive.

    Dans son compte-rendu hebdomadaire, l’Aventy déplore l’extrême « instabilité » des conditions météo puis dresse une liste impressionnante des revirements provoqués par des jugements instables. Point besoin de transition entre les deux paragraphes. La similitude suffit pour faire le lien. Une fois de plus, ce qui advient en navigation est une illustration de ce qui se produit avec la nature humaine.

    Cette instabilité si affligeante concerne-t-elle aussi le couple Médée-Jason ?

    Indubitablement !

    C’est Jason qui fait prospérer le germe de l’instabilité. Médée réplique en brisant ce qu’elle a construit jusque là avec Jason.

     

    Le miroir de Médée

     

    Quels cieux ne s’effondrent pas quand une mère tue ses propres enfants ? Quel océan ne se soulève pas d’horreur quand une femme immole le fruit de ses entrailles ?

     

    Le miroir de Médée

     

    Thanatos est là quand Éros n’est plus. Plus exactement, Éros appelle Thanatos à son secours.

    Le 5 avril dernier, la chronique du Zeph s’est faite l’écho de l’interrogation du Crétois Λουδοβίκος των Ανωγείων :

    Ποιο το χρώμα της αγάπης

    « De quelle couleur est l'amour ? »

    Médée lui répond : « L’amour a la couleur du feu, des flammes, des braises, des cendres ».

    Jusqu’au bout, le miroir de Médée est le miroir de l’absolu, du tout ou rien.


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