Notre trajet dans les CYCLADES. En un peu moins de 2 mois, on aura fait une douzaine d'îles... Et 330 miles.
ASTYPALAIA, quand à elle, fait partie du DODECANESE.
En quittant la baie de VATHI, on longe les falaises austères de la côte Ouest de l'île. Je les rase d'assez près, vu qu'elles tombent à pic dans la mer et qu'il n'y a aucune imprudence de ma part à faire du rase-cailloux ! Y'a presque pas de vent pour avancer à la voile. Et le peu qu'il y a ne nous ferait pas oublier la grosse houle qui déboule, poussée par le vent fort d'hier.
L'arrivée à LIVADIA, port principal de l'île, est incroyablement belle !
L'instant est magique. Et encore plus quand tu découvres, juste après avoir passé la jetée du petit port, que toutes les places sont libres !!! On va pouvoir se poser sereinement.
Je me prépare à la manœuvre. Y'a quelques risées qui nous poussent en travers. Rien de grave. Je vais laisser filer l'ancre avec la télécommande du guindeau et, sitôt mes amarres saisies, je vais reprendre d'la chaîne pour bien m'écarter du quai.
Et c'est là que le guindeau refuse de remonter l'ancre... Y bloque. Quel bordel ! Bon. Notre voisin nous aide bien en installant des gardes depuis son bateau pour éviter qu'on parte en crabe !
A peine à terre, on découvre une Chora qui escalade la montagne jusqu'à son sommet, le Kastro.
Le soir venu, le port s'est bien rempli. Et les lumières de la ville rivalisent avec celles, toutes aussi chaleureuses, du ZEF !
Au matin, saisir les subtilités des couleurs et des ombres...
Un ferry est venu livrer sa cargaison de touristes... Mais y'a pas trop de monde encore. Ca nous rappelle quand nous-mêmes, nous débarquions ici, il y a une trentaine d'années, et que, là encore, nous étions saisis d'émerveillement en découvrant cette île !
En montant vers le Kastro...
Les toits de la Chora sont comme les terrasses des casbahs dans les pays du Maghreb.
Sur la colline d'en face, la Chora qui dégringole en cascade depuis le Kastro nous apparait dans un ensemble toute en harmonie.
Il faut se perdre dans le dédale des ruelles pour comprendre toute la complexité d'un bourg qui s'est construit dans la durée, chaque époque laissant peu de place à la suivante !
Je trouve que toute cette déferlante de blancheur est d'une beauté incroyable !
Et on a cette chance inouïe de pouvoir, grâce au ZEF, de faire partie de ce petit monde !