Il y a la lumière au moment du petit déjeuner, la lumière à la pause méridienne et la lumière pour le dîner.
La nourriture à la table du Zeph prend en compte cette lumière. La préparation des plats s’en inspire. De l’alchimie gustative, se dégage une nouvelle lumière, qui rejoint le deuxième degré.
Quand le soleil se lève, sa lumière atteint d’abord les choses qui se trouvent à l’Est.
Au chantier naval de Xαλκούτσι (transcription : Khalkoutsi), ce bougainvillier blanc, qui gardait le flanc Est de l’espace de convivialité, avait le privilège d’être courtisé, avant les autres, par la lumière du jour naissant.
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L’horizontalité des premiers rayons de soleil faisait qu’une ombre généreuse offrait de la fraîcheur à tout ce qui ne dépassait pas la hauteur de l’arbuste. Parmi les bénéficiaires de cette ombre rafraîchissante, il y avait l’arbre généalogique de « Col blanc ».
« Col blanc » était le nom donné par le Capitaine à un petit chat qui avait séduit le Zeph.
L’article précédent, « La renaissance. 2-4 Xαλκούτσι (Khalkoutsi). 2-4-4 Le miroir de Aσκληπιός (Asklépios) », a été consacré à « Col blanc ».
Nos amis félins, qui avaient élu domicile, depuis plusieurs générations, au pied de ce bougainvillier blanc, avaient besoin de clarté pour voir et de fraîcheur pour se mouvoir.
Le mousse, qui passait par là pour avoir des nouvelles de « Col blanc », a été accueilli par une âme artiste, qui effectuait des enroulements autour des pas du visiteur pour souhaiter la bienvenue à celui-ci :
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Ce charmant accueil, qui jonglait avec les frôlements et les arabesques, rappelait étrangement la façon de faire de l’amie Κανέλα, qui avait insufflé du courage au Zeph pendant les cent-quarante-et-un jours de chirurgie de celui-ci en 2023.
L’hôte qui, à présent, réservait au mousse un accueil similaire, faisait partie de la toute dernière portée que l’amie Κανέλα avait présentée à l’équipage du Zeph, à l’automne 2025.
Dans l’héritage maternel, il y avait le goût pour le contact avec les humains ainsi que les belles manières pour choyer ce contact.
Un an après, l’héritier est devenu père. Et de qui est-il devenu père ? De « Col blanc » !
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La présence paternelle était un soutien, un encouragement et une stimulation pour la re-naissance de « Col blanc » :
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La besace du mousse avait de quoi satisfaire l’appétit à deux. Chez les félins, manger ensemble était aussi une fête :
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Les agapes du lien intergénérationnel étaient celles de la concorde.
La lumière qui baignait ce côte-à-côte empli d’égards, où aucune créature ne cherchait à dominer l’autre et où personne ne jalousait personne, devenait une lumière mémorielle, car elle célébrait la mémoire de Κανέλα, qui avait joué un rôle fondamental dans la rédemption chirurgicale du Zeph.
Ce rôle fondamental a été rappelé dans l’article « La renaissance. 2-3 Iτέα (Itéa) », publié le 14/08/2026.
Après la lumière du jour naissant, est venue celle de la pause méridienne.
La fête à la table du Zeph quand le soleil était au zénith avait des prémisses.
Ce matin-là, le Capitaine a placé le Zeph sous la tutelle de la divinité qui avait toujours secouru Ulysse dans les épreuves de celui-ci en mer :
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L’hommage rendu à Athéna, qui supervisait les savoirs techniques, assurait à la préparation du Zeph un bon déroulement.
Le marquage de la chaîne d’ancre donnait satisfaction :
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Le rouge de la profondeur, qui riait parce que les rayons de soleil jouaient avec les mailles suspendues, a donné l’idée de la betterave rouge pour la salade de crudités :
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L’olivier était un des emblèmes d’Athéna. L’huile d’olive avait donc sa place de choix dans l’assaisonnement de la salade :
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La lumière qui s’y reflétait était celle de l’intelligence, de la paix et de la prospérité.
Parmi les tâches qui apprêtaient le Zeph pour son entrée dans l’eau, il y avait le décapage de l’hélice :
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L’approbation des Olympiens se voyait dans la goutte qui scintillait sous l’axe de rotation.
L’or de l’hélice délivrée de sa tristesse hivernale incitait à garnir aussi l’assiette de crudités avec l’or de la diététique :
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Le gingembre, taillé en filaments, avait le privilège de proclamer la primauté de la qualité diététique.
La photo précédente montre que la composition reposait sur une assise faite de tranches de concombre.
Le Capitaine et le mousse se sont procurés ce concombre frais et craquant, en empruntant la route des subsistances, qui était la rue dédiée au poète Pindare :
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Une invitation leur a été adressée pendant le trajet, celle d’inclure dans leur préparation culinaire la vitalité encore toute printanière des espèces végétales :
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L’assiette de crudités a donc été dressée en tenant compte de cette invitation. C’était la laitue qui offrait le spectacle fascinant de la turgescence :
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À la pause méridienne, la clarté du jour produisait l’éblouissement maximal :
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La table du Zeph captait avec volupté cette clarté diurne pour honorer la re-naissance :
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La lumière à la pause méridienne célébrait l’harmonie cosmique.
Nous arrivons à présent à la lumière du soir.
Voici le soleil qui se couchait devant le chantier naval :
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Au premier plan, apparaissait la rampe d’accès à la mer, que le Zeph emprunterait le surlendemain.
Sur la plage, la chapelle qui devait porter chance aux voyageurs en transit recevait les dernières lueurs de l’astre solaire :
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Au même moment, dans le giron du Zeph, commençait la fête de l’ocre.
Ce jour-là, l’ami flamand, qui avait hébergé sous l’arche de son catamaran l’équipage du Zeph pendant cent-quarante-et-un jours, vidait son frigo. Car le lendemain, il rentrerait à Anvers.
En conséquence, de l’ami flamand, l’équipage du Zeph a reçu en cadeau des pommes de terre et une aubergine.
Avec ce cadeau amical, le mousse a voulu faire un gratin.
Voici la préparation avant la mise au four :
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La fête de l’ocre s’embaumait avec le parfum du ras-el-hanout.
Pour dire au revoir à l’ami flamand, l’équipage du Zeph avait aussi recours à la robe parfumée d’un Saint-Émilion grand cru :
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L’assiette bleu clair était pour l’ami flamand, avec le vœu que son mât réparé tutoierait bientôt le ciel.
L’assiette du Capitaine avait la teinte de sa fleur préférée, qui était la capucine.
Le millésime était 2011 :
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Maintenant que plus aucune lumière ne parvenait de la voûte céleste, c’était la lumière du cœur qui entrait en scène.
Et la sincérité de l’amitié se voyait dans la lumière transmise par le cristal.
En entrée, le plat de crudités utilisait l’ocre jaune, l’ocre rouge et l’ocre brun.
L’ocre jaune et l’ocre rouge étaient portés par les poivrons :
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La photo montre l’assiette du mousse, qui est fan de la robe des coquelicots.
Quant à l’ocre brun, il était servi par l’aubergine :
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Pendant que l’ocre de la fraîcheur faisait les délices des papilles, l’ocre de la cuisson se perfectionnait pour assumer, à son tour, le jeu de la séduction.
Les pommes de terre et l’aubergine, offertes par l’ami flamand, servaient d’accompagnement à la moussaka.
Voici l’assiette de l’invité :
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La photo suivante montre l’assiette du Capitaine :
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Le mousse aussi a eu sa part d’ocres tendrement mijotés au four :
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Par cohérence, le dessert a proposé l’ocre jaune des pêches et l’ocre brun des cerises, tous imprégnés de rhum !
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La lumière du cœur magnifiait la générosité et le dévouement.
L’amitié avait une une lumière inextinguible qui donnait sens à l’existence.
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Re-naître pour retrouver la lumière et en vivre, intensément !
Tags : re-naître, Κανέλα, lumière, ocre, amitié, Pindare
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