Après Melay, la route buissonnière sur les pas de Delacroix a conduit le Capitaine et le mousse à Lux, qui se trouve à l’entrée de Chalon, quand on remonte le Val de Saône en direction du Nord.
Cette seconde halte en terre de Bourgogne était motivée par des liens affectifs qui étaient de deux sortes. D’abord, il y avait le lien de parenté, parce que le Capitaine rendait ainsi visite à l’un de ses cousins, sans doute le préféré d’entre tous. Ensuite, il y avait le lien culturel, aussi important que le lien de sang, sinon plus. Car les deux cousins partagent la même passion pour la navigation et le même rêve égéen.
Une démonstration festive de cette osmose a eu lieu en juillet dernier, au-dessus des flots de Πόρoς (transcription : Poros). La chronique du Zeph en a gardé une trace écrite, à travers l’article « L'émerveillement de l'escale n°3 (Πόρος). La beauté de l'effusion fraternelle », publié le 12 août 2025.
La récente halte à Lux était une nouvelle célébration de cette osmose, dans une tonalité qui rendait hommage à l’art pictural de Delacroix.
Le présent article fait allusion au tableau intitulé « La liberté guidant le peuple », peint en 1830.
La liberté y est représentée sous des traits féminins que voici :
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La silhouette du personnage principal semble s’inspirer de celle de l’Amazone, qui lève aussi son bras droit :
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Les deux œuvres, la peinture et la statue, sont exposées au Louvre.
Malgré le bras droit levé, les deux réalisations sont dissemblables sur deux points : la santé du corps et le port de l’habit. Premièrement, la statue grecque exhibe un soma qui flanche parce qu’il est blessé, tandis que la peinture du XIX è siècle promeut un organisme doté d’une vitalité exubérante. Deuxièmement, le Grec dévoile un seul sein nu, qui est le sein droit, et place l’autre sein sous les plis supérieurs de la tunique.
Une vue de face montre que le sein gauche de l’Amazone reste sous l’étoffe qui va de l’épaule à la ceinture.
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Le Français, lui, pour accentuer l’intensité dramatique de la scène, fait glisser la tunique vers le bas et libère les deux seins.
Est-ce à dire que l’investissement au combat provoque le découvrement de l’anatomie ? Car Delacroix peint ici une insurrection, donc un combat extrêmement rude, et de surcroît, à l’issue incertaine.
Un élément de réponse est apporté par l’ornement d’une poterie grecque. La décoration de la céramique présente trois combats singuliers entre Amazones et Grecs :
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Intéressons-nous à la scène du milieu.
L’Amazone, armée d’une lance et d’un bouclier en forme de croissant de lune, affronte un Grec, qui possède un glaive et un bouclier sphérique. L’agitation des corps est suggérée par les ondulations de la partie inférieure de la tunique de l’Amazone. Mais les deux seins de la guerrière restent recouverts par l’étoffe.
La poterie est un vase destiné à contenir de l’huile. L’objet date du Vè siècle avant notre ère. Il est conservé au Metropolitan Museum of Art, à New York.
Donc la poitrine dénudée, dans le cas de la peinture, n’était pas une conséquence de l’effort guerrier. Les deux seins nus n’étaient pas peints par Delacroix dans un souci de réalisme, mais pour servir de symbole.
Le sein est essentiellement considéré comme un attribut féminin. Gonflé de lait, il évoque la fonction nourricière et l’instinct maternel.
Sans faire de blasphème, il n’est pas incongru de rapprocher la poitrine entièrement dénudée et la source de lait qui nourrit Rémus et Romulus, surtout dans les représentations où ceux-ci sont en train de téter la louve.
La formule du pluriel, bien mise en évidence par le peintre, ajoute au concept de disponibilité ceux de l’abondance et de la générosité. Ceci vaut pour l’être dispensateur.
Quant à l’être bénéficiaire, c’est la vision de la satiété, de la confiance et du bonheur.
À Lux, il existe une personnification de ce principe nourricier, qui est un privilège, un épanouissement, une bénédiction.
À Lux, l’être qui personnifie avec noblesse le principe nourricier, est la muse du cousin du Capitaine.
Pour nous en convaincre, passons en revue les délicieuses préparations culinaires qu’elle a réalisées pour régaler tout le monde pendant les trois jours où le Capitaine et le mousse se sont arrêtés à Lux.
Le point d’orgue de la première journée était constitué par le plat de crevettes sautées à l’ail :
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Le deuxième jour nous a enchantés par une tarte salée bien croustillante :
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Quant au troisième et dernier jour, il nous a laissé un souvenir mémorable grâce à une autre tarte salée, ornée d’un joli quadrillage très croustillant :
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À Lux, le principe nourricier fait la part belle à la créativité. Pour revenir au message véhiculé par l’anatomie du personnage principal peint par Delacroix, c’est du très bon lait !
La dualité, si délicieusement explicitée par l’anatomie, exprime que les deux aspects quantitatif et qualitatif sont pris en compte. Le critère qualitatif intervient dans la distinction des différentes sortes de besoins à assouvir. Le principe nourricier doit combler les besoins du soma, mais aussi ceux de l’esprit. Et concernant ceux-ci, la liberté est un aliment essentiel.
Sur la toile peinte par Delacroix, la liberté a une signature chromatique : c’est le trio bleu-blanc-rouge, qui exulte au-dessus de la tête du personnage principal.
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La liberté dont parle la toile de Delacroix est la liberté réclamée par le peuple de Paris face aux mesures liberticides prises par le pouvoir central incarné par Charles X.
La revendication de cette liberté fondamentale s’est traduite par un soulèvement qui a commencé le 27 juillet 1830. Des milliers de barricades sont dressés dans la capitale. C’est la Seconde Révolution.
Au bout du troisième jour, Charles X abdique.
Les journées du 27, 28 et 29 juillet 1830 sont appelées les « Trois glorieuses », avec un tribut de 200 morts chez les soldats royaux et 800 chez les insurgés.
Le tableau peint par Delacroix se voulait être une photographie de la Seconde Révolution. Le titre initial de la toile était « Scènes de barricades ».
Justement, c’est sur une poutre de barricade que le peintre a apposé son nom. Et sur la poutre au-dessous, il a marqué l’année qui a vu l’achèvement de la toile :
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Puis, progressivement, le titre est devenu : «Le 28 juillet 1830. La Liberté guidant le peuple »
Sous le coup de pinceau de Delacroix, la Liberté est sur le point de triompher, à travers le drapeau tricolore qui bat au vent.
Dans un souci de cohérence, le peintre parsème sa toile de constellations qui abritent la signature chromatique de la Liberté. Voici l’une de ces constellations qui hébergent le trio bleu-blanc-rouge :
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Le zoom met en évidence un émeutier qui saigne sur le pavé. Le blessé, qui se trouve près du pied droit de l’allégorie de la Liberté, se redresse au passage de celle-ci.
La tête de l’émeutier est recouverte par un foulard qui est noué au-dessus de la nuque.
Le haut du corps porte une blouse bleue, sous laquelle se devine une chemise blanche. Celle-ci est particulièrement visible au niveau de la ceinture rouge.
Ainsi, la palette du drapeau de la Liberté se retrouve sur la tenue vestimentaire d’un insurgé, dans le même ordre et avec la même contiguïté.
Voici un autre exemple de rappel de la signature chromatique de la Liberté :
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Le corps mis en évidence, qui est sans vie, n’a plus sur lui qu’une chemise et une chaussette. La chaussette est bleue. La chemise est blanche, avec des taches de sang rouge sur le côté droit.
La mort a aussi laissé, sur le corps inerte, l’empreinte chromatique de la Liberté.
Ce gisant apparaît au premier plan, à gauche de la toile.
Toujours au premier plan, mais de l’autre côté, est étendu un soldat mort. Par contre, celui-ci a gardé son uniforme :
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La capote militaire a une couleur bleue, qui vire au gris. L’épaulette possède des franges blanches, à l’extérieur d’un cercle bleu foncé. Le col arbore un liseré qui est d’un rouge vif. Ici encore, la signature chromatique de la Liberté est présente, même si la vie s’en est allée.
Plus discrètement, à cause de la taille accordée dans l’espace pictural, mais de manière tout aussi éloquente, des miniatures participent à la célébration de la signature chromatique de la Liberté.
Voici, entre le premier plan et l’arrière-plan, un exemple de ces miniatures participatives :
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La ceinture mise en évidence appartient à l’insurgé qui se tient le plus à gauche du tableau. Elle sert à retenir un pistolet. Elle est faite d’un tissu qui alterne le bleu et le rouge. Les parties rouges portent des rayures blanches.
La signature chromatique de la Liberté est ostensible non seulement au premier plan, mais aussi dans le plan intermédiaire.
L’arrière-plan est aussi concerné par la signature chromatique de la Liberté. En effet, tout à fait à droite du tableau, se profile la silhouette de Notre-Dame de Paris. Et que voit-on au sommet des tours ? Le drapeau tricolore de la Révolution !
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Ainsi, la signature chromatique de la Liberté constitue un maillage de l’espace pictural. L’omniprésence du trio bleu-blanc-rouge illustre le caractère fondamental du désir de liberté.
Plus précisément, en quoi l’allégorie de la Liberté concernait-elle Lux en Bourgogne ?
Le tableau de Delacroix décrit une réaction contre un abus de pouvoir, lequel abus est la manifestation d’un absolutisme.
Les pleins pouvoirs dont dispose le commandant d’un bateau s’apparentent à l’absolutisme, qui oublie trop souvent de ménager des égards envers les autres membres de l’équipage, surtout dans des situations dites d’urgence. Pour la muse du cousin du Capitaine du Zeph, cette maladresse est plus qu’une négligence : c’est une faute !
Pour la muse, rien – même pas le danger, fantasmé ou réel – ne peut justifier ni la dureté des propos ni la brutalité des gestes du commandant.
Ce point de vue, qui exprime la légitimité de la révolte contre les dérives de l’absolutisme, a été exprimé à Kύθνος (transcription : Kythnos), l’été dernier. Plus exactement, le 17 juillet 2025.
Ce soir-là, le Capitaine du Zeph était invité par son cousin dans une taverne, où l’on pouvait manger avec les pieds dans le sable de la plage. Voici donc le lieu qui a servi de cadre à la déclaration cruciale de la muse au sujet du respect de la dignité, trop souvent bafoué par l’absolutisme :
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Sous l’octopus de droite, apparaissait la silhouette du Capitaine du Zeph.
En face, était assise la muse, vêtue de blanc.
Le cousin se trouvait du côté du bras gauche de la muse.
La muse a commandé une moussaka. Et les deux cousins barreurs, des brochettes.
C’était dans cette configuration qu’a eu lieu, par la bouche de la muse, la dénonciation du despotisme.
La parole de la muse était sereine et limpide. Il n’en demeure pas moins que cette parole, complètement inattendue, éblouissait par son originalité et son courage.
Le mousse a tenté d’expliquer que la pression de l’efficacité était due au péril en mer et que dans les situations critiques, le commandant peut être amené à faire passer la sécurité avant tout le reste, y compris les belles manières.
La muse n’a pas laissé le mousse finir ce qu’elle considérait intuitivement comme un plaidoyer en faveur de l’indélicatesse générée par l’absolutisme.
Pour la muse, l’objectif du respect de la dignité était non négociable. En maintenant cette conviction, la muse s’affranchissait de la doctrine qui proclamait que le commandant était seul maître à bord.
En refusant qu’un commandant puisse bénéficier de circonstances atténuantes quand celui-ci est amené à rudoyer l’équipage dans l’exécution des consignes, la muse place l’éthique au-dessus de tout, même de la technique, à la manière de l’allégorie de la Liberté, qui hisse le drapeau tricolore au-dessus de la mêlée.
Souvenons-nous que le titre initial donnée par Delacroix à sa toile était « Scènes de barricades ». Ce titre se réfère à la modalité de la révolte plus qu’à la finalité de celle-ci.
De la même façon, la parole, franche et éclairée, de la muse est un moyen de révolte contre l’arbitraire qui est synonyme de non-sens et d’injustice.
Voici une photo qui clôturait le repas à la taverne grecque :
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Le Capitaine du Zeph s’est placé tout à droite. Et le mousse, tout à gauche. Au centre, il y avait le cousin et la muse. Qui de ces huit personnes, qui étaient assises à la même table quelques minutes auparavant, en est ressorti avec une grande satisfaction ?
L’œil du photographe disait que c’était la muse. Pourtant, elle n’a pas dit grand-chose du plat dégusté. Si elle paraissait transfigurée après le repas, ce n’était pas tant à cause de la nourriture qui lui avait été servie, mais à cause que l’aliment spirituel qu’elle nous avait servi.
Dans son combat contre les abus d’autorité, la muse marque-t-elle sa présence par une signature chromatique ?
Souvenons-nous des délices du premier jour à Lux. Il y avait les crevettes sautées à l’ail. Pour chatouiller nos papilles, la muse nous a offert le spectacle du flambage au cognac :
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L’ocre des crevettes et des flammes correspondait à la couleur chaude dans le drapeau tricolore. Quant à la couleur froide, elle est incarnée par le vert du pull que portait la fée aux fourneaux.
Et la couleur blanche ? Elle était présente grâce au riz qui accompagnait les délicieuses crevettes :
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Sur la photo, la main qui servait le vin appartenait au Capitaine du Zeph.
Regardons à présent celui-ci en changeant de perspective :
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La photo montre que le mur du fond était décoré par un tableau vertical, de grande taille. Cette peinture était l’œuvre du Capitaine du Zeph. Étaient représentées, sur un mur rouge, quatre fenêtres alignées verticalement :
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Les vitres avaient des reflets verts :
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Quant à la couleur blanche, elle servait à indiquer les interstices des volets et les bordures des vitres.
Ainsi, le trio vert-blanc-ocre était en première ligne pour suivre tout le travail accompli en cuisine et témoigner de l’extraordinaire dévouement de la muse.
Présente lors de la première journée de notre séjour à Lux, la signature chromatique de la muse l’était-elle encore au cours de de deuxième journée ?
En préambule, nous avons parlé d’une tarte salée qui, ce jour-là, a séduit tous les gourmets.
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Il est tentant de voir dans la tarte la contribution à l’ocre de la signature chromatique.
Mais dans le cas présent, la signature chromatique accompagnait un geste d’abnégation, et c’était un autre aliment qui incarnait l’ocre.
En effet, avant la dégustation de la tarte, il y a eu le service de la soupe :
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L’élément chlorophyllien s’associait sans difficulté au vert de la signature chromatique. Dans la continuité du geste, le pot de crème fournirait la couleur blanche de cette signature. Cette dernière déduction était encore une fausse piste.
En effet, la tarte qui était servie quelques instants plus tard avait tellement de succès qu’il n’en restait aucune miette pour la muse. Autrement dit, aucune part, aussi petite soit elle, n’a eu le temps de lui être échue, tellement le tourbillon des appétits voisins a été accaparant !
Alors, pour calmer sa propre faim, la muse a, très discrètement, pris du pain et y a inséré sommairement du gruyère râpé pour faire un mini-sandwich, qu’elle a avalé en une bouchée. La muse a compensé l’absence de tarte par trois de ces mini-sandwichs.
Au vu de ces faits, l’ocre de la signature est fourni par la croûte de pain tandis que la couleur blanche provenait de la mie.
Sur la photo, on peut voir, à côté de la marmite de soupe, la baguette de pain et le sachet de gruyère qui ont permis de compenser l’absence de tarte dans le cas de la muse.
Cette générosité de l’instinct maternel est à mettre en relation avec la manière dont Delacroix illustre la disponibilité du lait nourricier.
L’abnégation de la muse ne se conçoit pas sans le caractère intégral de la liberté.
La liberté possède une autre vertu : elle stimule la créativité. Le Capitaine du Zeph et le mousse ont pu le vérifier au cours de la troisième journée, qui les a enchantés, gustativement, par une tarte très joliment décorée :
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Cette fois-ci, la tarte fournissait l’ocre de la signature chromatique. Quant aux deux autres couleurs, elles provenaient de la salade qui accompagnait la tarte :
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L’endive apportait la couleur blanche. Et la laitue, la couleur verte.
Le trio vert-blanc-ocre, qui était la signature chromatique de la muse, célébrait aussi le partage et le bonheur.
Il était aussi présent dans les pauses récréatives. Voici une photo faite avant le repas du dernier soir :
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Le jeu de cartes s’intéressait aux nuances de la langue française.
Regardez les couleurs de la nappe : sur un fond blanc, se déployait l’ornement végétal, qui jouait avec le vert de l’olive. Quant à la troisième couleur, elle était la parure de la muse, en choisissant d’être flamboyante.
La signature chromatique de la muse chantait la beauté du lien fraternel.
Le refus de se soumettre à un pouvoir arbitraire, absolu et brutal caractérise des êtres soucieux de leur dignité.
Dans le cas de l’allégorie de la Liberté, peinte par Delacroix, l’insurrection se situe dans un contexte politique et historique.
Dans le cas de la muse à Lux, la revendication appartient à un contexte psychologique et philosophique.
Mais dans un cas comme dans l’autre, la liberté est vitale pour l’épanouissement.
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