• Le goût de l'équité

    Le goût de l’équité est la sève de l’existence de certains êtres. Il donne la motivation, la force et l’endurance pour construire des relations où personne ne profite de personne, même inconsciemment.

    En matière d’équité, la Dame de Manosque était un modèle de vigilance. Chaque fois qu’elle rendait visite au Zeph, elle apportait toujours quelque chose, confectionné de ses propres mains, malgré les nombreuses complications articulaires. Pourtant, elle savait que le Zeph ne manquait de rien. Mais, par noblesse d’âme, elle voulait que sa visite soit un véritable échange, marqué par le sceau de l’équité.

    La pâte sablée pour la tarte au citron témoignait de l’instinct maternel, mais aussi de la dignité d’une convive qui ne cautionnait pas les abus pratiqués au nom de l’hospitalité.

    Grâce au goût de l’équité, la Dame de Manosque promouvait l'activité à la place de l’attente, le dynamisme à la place de la passivité, la satisfaction à la place de la frustration.

    Certes, le devoir d’hospitalité concerne celui qui reçoit. Mais pour la Dame de Manosque, la convivialité devrait être un équilibre où le convive a aussi ses obligations et ses contributions. Loin d’elle, l’idée de recourir à la rhétorique pour se dérober. Elle était toujours en train de se rendre utile, en enroulant les amarres, en faisant la poussière sur les rayonnages, en participant au lavage et au transport de la vaisselle.

     

    Le goût de l'équité

     

    Non pas que le repos et la détente ne l’intéressaient pas. Elle se souciait réellement du partage du coût. Pas seulement le coût en espèces sonnantes et trébuchantes, mais aussi le coût en huile de coude.

    Heureuse d’évoluer dans un univers équitable, la Dame de Manosque ne revendiquait aucune exemption, ne fantasmait sur aucun passe-droit, ne s’attribuait aucune préséance. En revanche, elle souhaitait ardemment un traitement impartial pour tous.

    Elle ne catégorisait pas en distinguant ceux qui devaient servir et ceux qui devaient être servis. Car elle était pleinement consciente du coût du service, c’est-à-dire de l’investissement en amont. Pour elle, l’égalité prônée au moment de la dégustation devrait être l’aboutissement d’une autre égalité, celle qui devrait régir la préparation.

    La Dame de Manosque changeait de tenue à chaque festin. Par sa toilette, elle montrait qu’elle reconnaissait le travail qui était présent sur la table. Reconnaissance au sens de la prise de conscience, de l’identification, de l’appréciation et de la gratitude.

     

    Le goût de l'équité

     

    En se faisant belle pour se mettre à table, comme une Italienne se fait belle pour faire la passeggiata, la Dame de Manosque accomplissait un geste équitable à l’égard des personnes qui avaient contribué aux agapes.

    Avec la même intelligence et le même enthousiasme que la Dame de Manosque, les anges du Languedoc montraient leur goût de l’équité à chacune de leurs visites.

    À l’instar de la Dame de Manosque qui se faisait belle pour venir à la table du Zeph, les anges du Languedoc offraient avec élégance le visage épanoui de l’équité. Pas de distorsion incongrue, pas d’excès inopportun. Pas de blocage ou d’auto-censure à cause d’une attitude égocentrique. Simplement, dire le bonheur d’être avec l’autre.

     

    Le goût de l'équité

     

    Ce qui comptait dans ces moments, ce n’était pas soi, mais ce que l’autre avait apporté et comment on pouvait le lui rendre, sans tarder, visuellement, grâce à la production conjointe d’un souvenir.

    En l’occurrence, il ne s’agissait pas d’enregistrer l’aspect plus ou moins photogénique de tel ou tel individu, mais la beauté d’un geste de retour qui exprimait la relation d’équité.

    Les créatures angéliques avaient l’intelligence de ne pas s’empêtrer dans des craintes narcissiques. Spontanément, librement et magnifiquement, elles disaient merci devant la caméra. Merci à la vie pour l’enchantement de l’instant. Geste d’équité appréciable, remarquable, inestimable.

    À l’occasion de la mise à l’eau, ces créatures angéliques ne sont pas venues les mains vides. Elles ont apporté un prestigieux breuvage, qui a servi, entre autres, de libation pour les divinités. Mais pour les humains qui étaient à bord, c’était aussi la boisson de la convivialité, et sa consommation ne s’encombrait pas de la question de l’égalité des parts.

    C’est pourquoi les anges du Languedoc ont pensé à une autre contribution, pérenne et évocatrice de l’équité sur laquelle est fondé l’équilibre du Zeph. À cette occasion donc, le capitaine et le mousse ont reçu chacun un T-shirt avec l’effigie du Zeph.

     

    Le goût de l'équité

     

    L’équité ne se contente pas d’intentions bienfaisantes. La relation équitable a un coût réel en efforts et en temps. Pour obtenir la perspective qui leur convenait, les anges du Languedoc ont dû éplucher des centaines et des centaines d’illustrations de la chronique, ce qui représentait des heures et des heures de recherche, de réflexion et de débat.

    Les anges du Languedoc ont marqué l’événement par une contribution intelligente, savante et raffinée, qui mettait le mousse à égalité avec le capitaine. Même tissu, même décoration, et surtout même hommage à deux chefs, comme si un bateau pouvait avoir une direction bicéphale.

    L’acuité du sens de l’équité a incité les anges du Languedoc à dénicher dans la langue française une subtilité qui autorise un jugement équitable sans offenser la tradition du commandement unique. Si l’un est chef à la barre, aux winchs et à la table à cartes, l’autre est chef avec ses casseroles, son ail, ses oignons et ses épices.

     

    Le goût de l'équité

     

    Étymologiquement, l’un et l’autre sont chacun à la tête d’une structure, qui a pour mission de fendre les flots dans le cas du capitaine, ou de pourfendre l’inappétence dans le cas du mousse.

    Pour les anges du Languedoc, point d’inégalité malgré la nature différente des deux postes de responsabilité. Avec finesse et humour, les créatures angéliques dévoilaient leur conception d’une organisation équitable à bord du Zeph.

    L’équité voudrait aussi qu’un jour, à son bord, le Zeph dise merci de vive voix au chef décorateur des deux T-shirts. Encore un chef ? Le troisième, par la lorgnette des anges du Languedoc. Oui, il s’agit bien d’un chef, qui a généreusement mis à contribution sa hauteur de vue pour harmoniser le travail de finition. Il fallait un talent de chef d’orchestre pour rehausser les nuances et donner de la profondeur à la perspective. Avec beaucoup d’impatience, le Zeph attend le jour où le principe de l’équité se réalisera pleinement, grâce à une visite du chef décorateur, à Port Napoléon ou sur un autre rivage. Rencontre au sommet, juchée sur un ber, ou au ras de l’eau, avec la musique du clapotis. Ce sera selon l’humeur et les goûts de l’artiste talentueux et désintéressé.

    Savoir dire merci et pouvoir dire merci sont des injonctions par rapport à l’éthique. S’y conformer est un honneur et un plaisir pour le Zeph. Sans le goût de l’équité, la vie du Zeph serait bien terne, insipide, et déséquilibrée !

    Si les invités manifestaient un vif intérêt pour la relation équitable qui devait caractériser la vie à bord du Zeph, à plus forte raison le capitaine avait-il toujours en filigrane sur ses écrans le principe de l’équité.

    Comme la Dame de Manosque et les anges du Languedoc, à aucun moment le capitaine n’a considéré l’équilibre nutritionnel et le service à table comme un dû à bord du Zeph. Conscient du dévouement du mousse, il cherchait toujours l’occasion pour soulager la tâche de celui-ci. Le goût de l’équité a même incité le capitaine à s’occuper entièrement de la table, malgré ses nombreuses et lourdes responsabilités par ailleurs. L’équité prescrivait au capitaine le dévouement. Et le dévouement se voyait de façon fort émouvante avec la table que le capitaine a dressée à Ostie.

     

    Le goût de l'équité

     

    Le capitaine était seul pour dresser cette table somptueuse. Seul, c’est-à-dire en toute autonomie, avec uniquement l’inspiration et le savoir-faire qui étaient siens. Pas d’avarice de sa part, ni de faux-fuyant non plus. Seulement le souci de l’équité, et de la cohérence jusqu’au bout.

    Comme la Dame de Manosque, le capitaine refusait le cloisonnement en catégories et l’enfermement dans des rôles prétendument destinés. Comme les anges du Languedoc, le capitaine refusait la tyrannie du narcissisme, même si celui-ci provenait de l’estomac.

    L’équité s’associait à l’impartialité pour faire dire au capitaine que le mousse aussi, avait le droit de mettre les pieds sous la table et d’être servi.

    Le déploiement de l’équité porte une signature. Ce n’est ni la signature d’un processus automatique, ni celle du pur hasard. C’est plutôt la signature d’une intelligence modulatrice, qui réfléchit au-delà de l’égalisation mécanique, soupèse celle-ci de nouveau et entreprend de corriger la correction primaire.

    Au cours de la traversée Corse-continent, la succession des tours de veille pendant la nuit n’a pas été confiée à un tirage au sort. C’était la volonté éclairée du capitaine qui a orchestré la chronologie. Avec fermeté, le capitaine a insisté pour que le mousse dorme en premier. Favoritisme ? Nullement.

     

    Le goût de l'équité

     

    La décision du capitaine était tout simplement équitable. Mais l’équité mise œuvre était dissimulée, travestie. Non pas qu’elle avait honte d’exister. Au contraire, elle était bien convaincue du bien-fondé de son existence. Seulement, elle avait peur d’être contrariée et d’échouer. C’est pourquoi elle a préféré l’efficacité dans le silence.

    L’attitude du capitaine n’avait rien à voir avec le favoritisme. En effet, mathématiquement, il y avait égalité entre les temps de veille des trois veilleurs. Chacun devait monter la garde pendant trois heures d’affilée, ce qui permettrait de couvrir largement la nuit.

    Le capitaine a seulement accordé au cuisinier la part de l’aube, au moins pour trois raisons.

     

    Le goût de l'équité

     

    Premièrement, par gratitude : pour remercier le cuisinier de s’être énormément investi dans le repas du soir. Au menu initialement prévu, s’est rajoutée une soupe parfumée avec des saveurs forestières et agrémentée avec des courgettes al dente de Porto Azzurro. Le supplément gastronomique était censé donner plus de tonus à chaque veilleur.

    Deuxièmement, le plaisir du dîner donnait lieu à des effusions du cœur, que le capitaine voulait prolonger avec l’invité sous la voûte étoilée. Pendant que ce lien intergénérationnel se reformait, le mousse pouvait se reposer en toute quiétude.

    Troisièmement, le mousse avait l’habitude de guetter l’aurore pour capturer les teintes pastels. Dans ce cas, lui confier la dernière tranche de la garde, c’était faire preuve de logique et de bon sens.

     

    Le goût de l'équité

     

    L’équité ne s’accommode pas du hasard. Elle doit refléter le discernement. Elle est l’aboutissement d’une réflexion et d’une stratégie.

    En rapport avec l’équité, le livre du prophète Zacharie soulève la question suivante :

    כִּי מִי בַז לְיֹום קְטַנֹּות

    Car qui a méprisé le jour des petites choses ?

    Zacharie, chapitre 4, verset 10

    En ce jour de mars où l’escabeau a vacillé et s’est rompu, le bras heurté, brisé et douloureux ne pouvait plus représenter la force musculaire, la dextérité du mouvement ou l’intelligence de la réflexion. Il était vraiment devenu une « petite chose ».

     

    Le goût de l'équité

     

    Et tout le corps du navigateur accidenté, qui attendait d’être transporté aux urgences de Martigues, était aussi devenu une chose chétive et même misérable, à cause du spectacle de l’extrême vulnérabilité qui était exhibée. Le Zeph lui-même, dont les projets étaient broyés et anéantis au cours de cette chute, était devenu une « petite chose », livrée à l’incertitude et à l’angoisse.

    La soudaineté du malheur a provoqué une solidarité immédiate en provenance des bateaux voisins. Le Lobo de mar faisait partie de ceux qui ont dépêché les premiers secours auprès du Zeph.

     

    Le goût de l'équité

     

    Immatriculé à Hambourg, le Lobo de mar se trouvait à l’arrière du Zeph, du côté tribord de celui-ci. Le mousse avait l’habitude de s’abriter sous la coque du Lobo de mar pour photographier le Zeph qui faisait sa toilette à grande eau. 

    Au printemps dernier, quand le bras guéri a de nouveau permis les préparatifs pour un retour sur l’eau, le capitaine jadis secouru a offert au capitaine secourable et compatissant quelques instants de convivialité à bord du Zeph. En mai dernier donc, c’était au Zeph d’offrir à son voisin quelques heures de réconfort, car celui-ci était, à ce moment-là, en proie à de très grosses difficultés apparemment insolubles, sur le plan technique et administratif. Ce geste de retour, qui manifestait le goût de l’équité, était absolument nécessaire pour montrer que le Zeph n’a pas oublié à quel point il était devenu une « petite chose », quatorze mois auparavant.

    Le goût de l’équité est celui de la gratitude et de la mémoire.

    Le nom prophète qui s’est indigné du mépris à l’égard du jour des petites choses est

    זְכַרְיָה

    – Zekaryah, qui signifie littéralement « Yah s'est souvenu ».

    Le nom du prophète vient de la racine hébraïque

    זָכַר

    qui signifie « se souvenir »

    Ce n’est nullement par hasard que la mise en garde contre le mépris du jour des petites choses a été confiée à un prophète dont le nom rappelle le combat indispensable et incessant contre l’oubli.

    Pour le Zeph, le goût de l’équité se manifeste encore en préservant le souvenir de l’ange du débarquement à Marina di Campo, et de l’ange de l’eau douce à Saint-Florent. Se souvenir, sinon de leurs visages, au moins de leurs gestes. Quand le ravitaillement en eau douce devenait problématique, le Zeph était devenu une « petite chose », insignifiante et si peu glorieuse. Se souvenir des mains secourables qui l’ont sauvé de ces instants de misère et de détresse, n’est pas se déshonorer, mais se fortifier grâce au stimulus de la gratitude.

    L’équité se nourrit de la mémoire tout en la fructifiant.

    Avec les amis du Zeph, l’équité a une saveur toute particulière. Particularité qui est un héritage de la sagesse antique.

    Un jour, le capitaine et l’équipage du Zeph ont reçu une invitation à dîner chez un couple qui s’intéressait de très près à l’histoire du Zeph par l’intermédiaire de la chronique. C’était Cassandre et son compagnon qui voulaient faire plus ample connaissance avec les mains qui tenaient la barre et la plume. Agapes exquises chez les nouveaux amis, avec les prémices du printemps.

    L’équité voulait que le Zeph rende la politesse.

    Après maints rebondissements indépendants de la volonté des uns et des autres, il a été convenu que le Zeph recevrait à son bord Cassandre et son compagnon en février dernier.

    Hélas, Cassandre était retenue par Asclépios et n’a pas pu se déplacer jusqu’à Port Napoléon. Elle a envoyé son ambassadeur, qui est venu avec un présent pour transformer l’absence en présence.

     

    Le goût de l'équité

     

    En effet, sur l’étiquette du Costières de Nîmes apporté par le messager, Cassandre laissait paraître le port de tête et les œillades qui remplaçaient momentanément son franc-parler.

    Cassandre sait qu’elle avait sa place et qu’elle a toujours sa place à bord du Zeph.

    Pour Cassandre, le repas manqué n’est pas un dommage qui doit affecter le rapport d’équilibre. Au lieu de creuser là où c’est creux, Cassandre comble le creux avec la conviction que la réalité d’une affection mutuelle vaut bien plus qu’une comptabilité pointilleuse des invitations.

    La magnanimité de Cassandre l’amène tout naturellement à pratiquer l’équité définie par Aristote. En effet, dans son ouvrage Éthique à Nicomaque, Aristote a écrit :

    καὶ ἔστιν αὕτη φύσις τοῦ ἐπιεικοῦς, ἐπανόρθωμα νόμου, ἐλλείπει διὰ τὸ καθόλου.

    Ἀριστοτέλους Ἠθικὰ Νικομάχεια Βιβλίον E

     

    Telle est la nature de l'équitable : c'est d'être un correctif de la loi, là où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité.

    Livre V, chapitre 10

     

    La loi rigoureuse du registre des invitations disait à Cassandre qu’il y avait un raté. Mais dans sa générosité, Cassandre a apporté un correctif à cette loi en faisant abstraction de la défaillance.

    Au nom de l’équité aristotélicienne, Cassandre fait le geste du retour en nous invitant de nouveau chez elle, au moyen d’un courrier qui se termine par ces mots si nobles : « À très vite de vous lire et j'espère vous embrasser très vite aussi. »

    La compensation apportée par Cassandre est une illustration du concept aristotélicien.

    L’affection témoignée par l’Aventy est une autre illustration, non moins émouvante.

    L’équité veut que le Zeph se souvienne qu’il a deux dettes envers l’Aventy. La première a été contractée in situ, au début du voyage initiatique. Par bonheur, l’énergie vitale de l’Aventy est apparue au bon moment et au bon endroit pour sauver le Zeph d’une morosité qui était provoquée par un isolement prolongé et qui se préparait à muer en doute et en découragement.

    La deuxième dette a été contractée après le voyage initiatique. C’est la dette qu’a tout naturellement un invité à l’égard de la personne qui lui a offert l’hospitalité. Depuis le retour de Grèce, le Zeph a reçu de l’Aventy cinq invitations, non seulement pour dîner, mais aussi pour découvrir le magnifique patrimoine culturel de la Bourgogne : dès l’automne 2016, puis deux fois en 2017, et deux autres fois au début de cette année 2018.

     

    Le goût de l'équité

     

    L’Aventy aimait retrouver le Zeph en toutes saisons, avec le froid hivernal ou avec la douceur de la belle saison, quand le soleil se couchait tard et même quand il se couchait tôt.

     

    Le goût de l'équité

     

    Le caractère complètement désintéressé de tous ces gestes amicaux témoignait de la noblesse d’âme de l’Aventy. Cette élégance du savoir-vivre et la pureté des intentions ne dispensaient pas le Zeph du devoir d’équité.

    La rigueur de la loi de l’égalisation mathématique voudrait que le Zeph reçoive en retour l’Aventy cinq fois aussi. Mais les circonstances ont fait que le Zeph n’a pu inviter l’Aventy qu’une seule fois, et cela a eu lieu au printemps dernier.

     

    Le goût de l'équité

     

    Il est couramment admis qu’il n’y a pas d’égalité entre 5 et 1.

    L’Aventy ne s’offusquait pas du déséquilibre, qui n’était qu’apparent pour lui. Son cœur désintéressé, magnanime et généreux compensait le désaccord des chiffres et prenait la mesure de l’intensité du geste de retour.

    L’Aventy a agi comme s’il y avait équivalence entre les deux quantités numériques. Dans sa sagesse, l’Aventy a amendé la loi de l’égalisation mathématique pour promouvoir l’esprit d’équité selon Aristote.

    Le principe de l’équité régit la vie à bord du Zeph mais aussi les relations qu’entretient le Zeph avec ses amis.

    L’équité requiert la vigilance et fuit la banalisation.

    L’équité appelle l’équité.

    L’histoire du Zeph est bâtie, non pas sur le goût de la célérité, mais sur celui de l’équité, afin que chacun ait sa dignité et son épanouissement.

    Le bonheur du Zeph n’est pas dans la course mais dans le partage équitable.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :